Eman Nassar
20 Juillet 2016•Mise à jour: 21 Juillet 2016
AA / Tripoli / Seïfeddine Trabelsi
Trois militaires français ont été tués lors d’une mission dans l’est de la Libye, a annoncé, mercredi, le ministère français de la Défense.
«Le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian déplore la mort de trois officiers au cours d’une mission spéciale en Libye», indique un communiqué relayé par la chaîne d’information France 24.
Peu avant cette annonce, le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a confirmé, sur les ondes de France Inter, la présence de forces spéciales françaises en Libye. «Les forces spéciales sont là, bien sûr, pour aider et faire en sorte que la France soit présente partout pour lutter contre les terroristes», a-t-il déclaré.
De son côté, le journal français Le Parisien avait annoncé, mardi, qu’une milice extrémiste avait abattu un hélicoptère ayant à son bord deux soldats français, près de Benghazi dans l’est de la Libye.
Des médias français accusent «la brigade de défense de Benghazi» d’être responsable de la mort des trois militaires. Le groupe avait annoncé, sur les réseaux sociaux, avoir fait tomber un appareil «appartenant à des forces ennemis».
Approchés par Anadolu, des sources du groupe armé ont indiqué que leurs combattants avaient abattu, avec un missile SAM 7, un hélicoptère de la flotte du général Khalifa Haftar, chef de l’armée du Parlement de Tobrouk, provoquant «la mort des quatre militaires qui étaient à bord».
«La brigade de défense de Benghazi garde les quatre corps», ont ajouté les mêmes sources, précisant que le pilote Moemen al-Darssi de l’armée de Haftar figure parmi l’équipage, sans décliner, toutefois, l’identité des trois autres.
Ces informations ont été démenties par le commandant de l’aviation du général Khalifa Haftar qui affirme, lui, que «l’appareil avait disparu après un atterrissage forcé à la suite d’un problème technique».
EZ