Hafawa Rebhi
19 Septembre 2017•Mise à jour: 19 Septembre 2017
AA / New York / Mohamed Tarek
La Corée du Nord et son dirigeant Kim Jong-un ont été, mardi, dans la ligne de mire de Donald Trump, lors de son premier discours en tant que président des États-Unis à la tribune des Nations Unies.
A l’ouverture du débat général de la 72ème session de l’Assemblée générale onusienne, le président américain s’est attardé sur les affaires internationales les plus saillantes et les plus chaudes du moment, mais c’est vers la péninsule coréenne que se sont dirigées les critiques les plus virulentes de Trump.
«Un homme à la roquette, en train de commettre une mission suicide, contre lui-même et contre son régime», c’est ainsi que Trump a qualifié le dirigeant nord-coréen.
Exprimant l’exaspération de son administration quant aux essais nucléaires et aux tirs de missiles intercontinentaux de Pyongyang, Donald Trump a menacé de « détruire complètement » la Corée du Nord si les États-Unis se trouvaient « forcés de se défendre ou de défendre leurs alliés ».
Les menaces proférées par Trump depuis la tribune de l’ONU à New York font suite, et confirment, l’ensemble des déclarations tenues ces deniers jours par des responsables américains au sujet des activités nucléaires nord-coréennes.
Dimanche dernier, l'ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, Nikki Haley, a déclaré dans une interview à « CNN » que le ministère de la Défense de son pays disposait d'une gamme d'options militaires pour «détruire» la Corée du Nord.
« Si Pyongyang poursuit ce comportement imprudent et si les États-Unis sont forcés de se défendre ou de défendre leurs alliés de quelque façon que ce soit, la Corée du Nord sera détruite », a-t-elle menacé.
Le 3 septembre, Pyongyang avait annoncé le succès d’une nouvelle expérience d'une bombe à hydrogène pouvant être portée sur un missile balistique intercontinental.
A la suite de cette expérience, le Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies avait adopté un projet de résolution préparé par les États-Unis pour imposer de nouvelles sanctions économiques à Pyongyang.