Majdi Ismail
30 Mai 2025•Mise à jour: 01 Juin 2025
AA / Tunis / Majdi Ismail
Le président français Emmanuel Macron a estimé, vendredi, que la décision ou non de sanctionner la Russie si elle refuse un cessez-le-feu en Ukraine était un ‘’test de crédibilité’’ pour Washington.
Si la Russie ‘’confirme qu’elle n’est pas prête à faire la paix’’, Washington doit confirmer son ‘’engagement’’ à sanctionner Moscou, a dit le président français devant la presse lors d’une visite à Singapour, dernière étape de sa tournée en Asie du Sud-Est.
‘’Je ne crois pas que l’après Kiev soit un problème de crédibilité pour les Européens, je pense que c’est un test de crédibilité pour les Américains’’, a-t-il estimé.
Et de rappeler : ‘’nous soutenons la proposition américaine de cessez-le feu inconditionnel de 30 jours sur mer, dans les airs, et sur terre, et nous sommes prêts ensemble à bâtir les éléments d’une paix robuste et durable en apportant les éléments de garanties de sécurité à l’Ukraine (…) Le président américain a apporté son soutien à cette approche. Nous sommes prêts, Européens, à participer à des éléments de sanctions dissuasives si les Russes ne venaient pas à la table des négociations avec une proposition de cessez-le-feu crédible’’.
‘’Les semaines qui ont suivi, ont montré que la Russie n’était pas prête’’, a-t-il ajouté.
‘’Je me suis entretenu il y a 48 heures avec le président Trump qui a marqué son impatience. La question maintenant, c’est : qu’en faisons-nous ? Nous (Européens, ndlr) sommes prêts’’, a souligné Emmanuel Macron, qui s’exprimait aux côté du Premier ministre singapourien Lawrence Wong.
‘’Les Européens sont crédibles, ils sont constants, et ils sont fiables. Je ne crois pas que ce soit un élément de faiblesse (…) au contraire’’, a-t-il insisté.
Emmanuel Macron doit prononcer dans la soirée le discours d’ouverture du Shangri-La Dialogue, le plus grand forum sur la sécurité et la défense en Asie.
Accompagné des autres dirigeants européens de la ‘’Coalition des volontaires’’, le chef de l'État français s’était rendu à Kiev le 10 mai, où ils avaient menacé Moscou de sanctions massives s'il n'approuvait pas à un cessez-le-feu immédiat en Ukraine.