Mona Saanouni
27 Novembre 2019•Mise à jour: 27 Novembre 2019
AA/Genève/Mohamed Cheikh Youssef
Le co-président de la Commission constitutionnelle, l'opposant Hadi al-Bahra, a indiqué, mardi, qu’il « n’y a pas encore de consensus sur l’agenda de la Commission ».
Il a souligné que l’Opposition oeuvre pour sa part à faire ce consensus.
C’est ce qui ressort de la déclaration d’al-Bahra, à l’issue de sa rencontre avec l’émissaire onusien pour la Syrie, Geir Pederson, au siège de l’ONU à Genève.
Cette réunion s’est tenue après l’échec du démarrage des travaux de la Commission constitutionnelle, à cause du refus du Régime de négocier les questions constitutionnelles.
« Les représentants de notre délégation étaient présents, depuis le matin, au siège de l’ONU, et nos tentatives ainsi que celles de l’intermédiaire international se sont poursuivies pour résoudre la question de l’ordre du jour de la Commission», a déclaré Hadi al-Bahra.
Et d’ajouter que « nous connaissons la souffrance du peuple syrien et il faut déployer le maximum d’efforts pour mettre un agenda qui tient compte de la question de la Commission constitutionnelle».
Évoquant les entraves relatives à l’agenda de la Commission, al-Bahra a précisé qu’ « il n’y a pas encore de consensus sur l’agenda de la Commission et nous essayons de trouver ce consensus ».
Il a poursuivi, dans le même contexte, que « l’agenda du Régime ne correspond pas à celui de la Commission constitutionnelle et sort des prérogatives de ce dernier ».
Al-Bahra a assuré qu’ « aucune réunion n’a été tenue avec le Régime et aucune demande n’a été transmise d’une partie à l’autre ».
« La principale mission de la Commission devrait respecter ses prérogatives et consiste à rédiger le brouillon de la constitution pour le peuple syrien, afin de faciliter l’accès à une solution politique ».
La commission restreinte de la Commission constitutionnelle, composée de 45 membres, a échoué à se réunir dans le deuxième cycle des travaux de la Commission, démarrés lundi et qui se poursuivent jusqu’au vendredi prochain, selon le Bureau de l’émissaire onusien.
Les délégations syriennes du Régime, de l’Opposition et des organisations de la Société civile ne se sont pas présentées au siège des Nations Unies. Les deux co-présidents de la Commission constitutionnelle, Hadi al-Bahra représentant l’Opposition, et Ahmad Kuzbari représentant le Régime étaient les seuls présents à Genève.
Les réunions d’al-Bahra se sont poursuivies pour près de 6 heures au siège de l’ONU tandis que Kuzbari a quitté tôt, après avoir évoqué des questions non-liées aux prérogatives de la Commission constitutionnelle, selon des sources de l’Opposition.