AA / Washington / Rabia Iclal Turan
Le chef de l’aide humanitaire de l’ONU a exhorté vendredi à garantir le passage sûr des cargaisons humanitaires dans le détroit d’Ormuz, avertissant que toute perturbation dans cette voie maritime stratégique pourrait gravement affecter les opérations d’aide à l’échelle mondiale.
« Les chaînes d’approvisionnement humanitaires sont fragiles. Lorsque les routes se ferment et que les coûts explosent, l’aide que nous pouvons fournir diminue, et ce sont les populations qui en ont le plus besoin qui en subissent les premières conséquences », a déclaré Tom Fletcher, secrétaire général adjoint des Nations unies aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence, dans un communiqué.
« Mon message aux parties au conflit ainsi qu’à tous ceux qui exercent une influence sur elles est simple : les cargaisons humanitaires doivent être autorisées à traverser le détroit d’Ormuz en toute sécurité », a-t-il ajouté.
Tom Fletcher a également averti que les conséquences de la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran dépassent désormais le Moyen-Orient, affectant les marchés, les routes maritimes et les prix alimentaires dans le monde entier.
« L’impact sur notre travail humanitaire vital sera immense. Des millions de personnes sont en danger », a-t-il souligné.
Dans ce contexte, la flambée des prix du carburant a entraîné une hausse des coûts du transport maritime mondial. Par ailleurs, les perturbations des vols et du trafic maritime ont ralenti l’acheminement du personnel humanitaire et des marchandises, exposant les fournitures essentielles à des retards pouvant atteindre « six mois », a-t-il précisé.
Depuis le lancement des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran le 28 février, environ 1 300 personnes ont été tuées, dont le guide suprême de l’époque, l’ayatollah Ali Khamenei. Les hostilités n’ont cessé de s’intensifier.
En réponse, l’Iran a mené des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak ainsi que plusieurs pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines.
Enfin, Téhéran a, de facto, fermé le stratégique détroit d’Ormuz depuis le 1er mars environ.
* Traduit de l'anglais par Adama Bamba