Arif Yusuf
26 Septembre 2016•Mise à jour: 27 Septembre 2016
AA/ Bagdad / Ibrahim Saleh
Le ministre irakien du pétrole, Jabbar al-Luaibi, a déclaré, lundi, que son pays défend la politique de soutien au marché pétrolier, de manière à assurer les intérêts économiques de tous les pays producteurs.
Al-Luaibi a déclaré, à la télévision irakienne officielle, que «la phase économique actuelle exige que tous les pays producteurs de pétrole membres de l’Opep coordonnent leurs efforts et parviennent à un consensus».
Le ministère irakien du Pétrole avait précédemment déclaré, au mois de septembre courant, que l’Irak vise à préserver sa part de marché estimée entre 4,75 et 5 millions de barils par jour.
Les membres de l’OPEP tiendront une réunion en marge du Forum sur l'énergie, qui s’ouvrira lundi en Algérie et se poursuivra jusqu'à mercredi prochain.
Aucune date n’a été officiellement fixée quant à la tenue de la réunion de l’Opep. Mais les observateurs s’attendent à ce que la rencontre ait lieu le dernier jour du Forum sur l’énergie.
Le ministre irakien a souligné la nécessité d'un «consensus au sein de l'OPEP et à l'extérieur de l’organisation sur l'adoption d'un niveau de production à même de relever le cours du pétrole, de manière à garantir les intérêts des pays producteurs, et éviter une nouvelle baisse des prix».
L’Irak considère qu’il a été privé de sa part du marché pétrolier depuis des décennies, en raison de la guerre et de l’embargo.
Deuxième plus important exportateur de pétrole de l'OPEP, après l'Arabie Saoudite, l'Irak exporte jusqu'à 3,2 millions de barils par jour sur les quelques 4,7 millions produits quotidiennement.
Les cours du pétrole brut ont baissé de 61% sur le marché mondial passant de 120 dollars le baril à la mi-2014, à environ 48 dollars actuellement.
La réunion informelle prévue à Alger au cours de cette semaine, devrait permettre aux membres de l’OPEP d'examiner les moyens de stabiliser les marchés.