Mücahithan Avcıoğlu
09 Avril 2026•Mise à jour: 09 Avril 2026
AA / Istanbul / Mucahithan Avcioglu
L’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (EASA) a prolongé jeudi sa recommandation relative aux zones de conflit, appelant les compagnies aériennes à éviter la majeure partie de l’espace aérien du Moyen-Orient et du Golfe jusqu’au 24 avril, en raison des risques persistants liés aux tensions régionales.
Dans une version actualisée de son bulletin d’information sur les zones de conflit, l’agence précise que la validité de cet avis a été étendue jusqu’au 24 avril « sans modification de son contenu ». La recommandation reste en vigueur, sauf révision anticipée.
L’EASA recommande aux opérateurs aériens de ne pas effectuer de vols dans les espaces concernés, « à tous les niveaux et altitudes ». Sont notamment visés les espaces aériens de Bahreïn, de l’Iran, de l’Irak, d’Israël, de la Jordanie, du Koweït, du Liban, d’Oman, du Qatar et des Émirats arabes unis, ainsi que certaines parties de l’Arabie saoudite. Une exception limitée est toutefois prévue pour certaines opérations à haute altitude dans des zones spécifiques d’Arabie saoudite et d’Oman, sous réserve d’une évaluation stricte des risques.
Cette recommandation s’applique aux compagnies aériennes de l’Union européenne, ainsi qu’aux transporteurs de pays tiers autorisés par l’EASA opérant à destination, en provenance ou à l’intérieur de l’UE. La précédente échéance était fixée au 10 avril.
L’agence indique que ce bulletin fait suite à l’escalade militaire amorcée le 28 février, lorsque les États-Unis et Israël ont mené des frappes en Iran, suivies de ripostes iraniennes. Elle met en garde contre des risques accrus dans la région, notamment en matière de mauvaise identification, de calcul erroné ou de défaillances dans les procédures d’interception.
*Traduit de l'anglais par Wafae El Baghouani