AA/Séoul (Corée du Sud)/ Alex Jensen
Les personnes adultères ne risqueront plus jusqu’à deux ans d’emprisonnement en Corée du Sud, après l’abandon, jeudi, par la Cour constitutionnelle du pays, d’une interdiction de l’infidélité maritale.
Depuis 1985, plus de 50 000 Sud-coréens ont été inculpés en vertu de l’Article 241, qui a été jugé, jeudi, anti-constitutionnel.
« L’article viole la liberté de chaque individu de choisir son partenaire sexuel et son droit à la vie privée » a estimé une majorité des juges de la cour, citée par l’agence de presse sud-coréenne Yonhap.
« Non seulement la loi contre l’adultère perd peu à peu sa place dans le monde, mais elle ne reflète plus la manière de penser de notre peuple » ont assuré les juges constitutionnels.
Le jury a approuvé cette annulation de la loi par sept voix contre deux. Les deux magistrats désapprouvant l’abandon de la loi ont argué que l’interdiction de l’adultère était nécessaire pour protéger les valeurs de la société.
Les personnes adultères, aussi bien homme que femme, faisaient face à des peines de prison, en vertu de cette loi promulguée en 1953, soit l’année de la fin de la Guerre de Corée.
Suite à l’amendement constitutionnel de jeudi, toute personne reconnue coupable d’adultère en vertu de l’Article 241, depuis la fin d’octobre 2008, peut demander un nouveau procès.