Raşa Evrensel
17 Mars 2022•Mise à jour: 17 Mars 2022
AA / Moscou / Elena Teslova
Le Kremlin a déclaré, jeudi, que le président américain Joe Biden n'avait aucunement le droit de qualifier son homologue russe, Vladimir Poutine, de criminel de guerre.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a expliqué que le président américain Joe "Biden est à la tête d'un pays qui a, pendant de nombreuses années, bombardé des populations dans le monde entier, et largué des bombes nucléaires sur des villes japonaises, comme Hiroshima et Nagasaki, durant la Seconde Guerre mondiale."
Peskov a souligné, lors d'une conférence de presse tenue dans la capitale russe, Moscou, que "Biden n'a aucunement le droit d'accuser le président Poutine de crimes de guerre", et que sa déclaration est " inadmissible, inacceptable et impardonnable."
Le président américain avait déclaré, mercredi, que, suite à l'opération militaire menée par la Russie contre l'Ukraine, il considérait Poutine comme un "criminel de guerre".
Les déclarations de Biden interviennent au lendemain de l'adoption par le Sénat américain d'un projet de résolution visant à appuyer l'enquête sur les "crimes de guerre" commis par le président russe dans le cadre de l'opération militaire en Ukraine.
Selon les médias américains, en qualifiant Poutine de "criminel de guerre", Joe Biden va bien au-delà des positions antérieures de son administration, puisque les responsables américains, dont Joe Biden, n'avaient jamais déclaré que des "crimes de guerre" avaient été commis en Ukraine.
Washington apporte un soutien militaire à Kiev, mais refuse d'intervenir en imposant une zone d'exclusion aérienne dans le ciel ukrainien, craignant que le conflit ne se transforme en une confrontation directe entre l'OTAN et la Russie.
Le 24 février, la Russie a lancé une offensive militaire contre l'Ukraine, qui a suscité de vives réactions de la communauté internationale et l'imposition de lourdes sanctions économiques et financières à Moscou.
*Traduit de l’Arabe par Mourad Belhaj