Basher AL-Bayati
16 Décembre 2016•Mise à jour: 17 Décembre 2016
AA/ Washington
Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a mis en garde contre un massacre à Alep, en Syrie, similaire à celui qu’a connu la ville de Srebrenica, en Bosnie en 1995.
C’est qu’a indiqué Kerry, lors d'une conférence de presse tenue jeudi soir, au département d'Etat américain, à Washington.
« On ne peut en aucun cas légitimer les attaques barbares du régime d’al-Assad et de ses alliés russes et iraniens, contre les civils », a-t-il souligné.
Le secrétaire d'Etat a en particulier accusé le régime syrien de viser les civils à Alep, avec préméditation et sans faire de distinction.
Il a affirmé que des milliers de civils sont assiégés dans une petite zone dans la ville syrienne.
«Près d'un millier de civils résidents à Alep se sont dirigés dans un premier temps vers la frontière turque (…) Nous avons été informés que les forces du régime et leurs alliés ont ouvert le feu sur le convoi qui comptait également des blessés » a affirmé Kerry.
Le secrétaire d’Etat a noté le «rôle de premier plan joué par la Turquie dans l'évacuation d’un plus grand nombre de civils », soulignant, à cet égard, la nécessité de poursuivre la mise en œuvre de l'accord de cessez-le feu.
Kerry a réitéré son appel à la communauté internationale pour œuvrer à un cessez-le-feu viable à Alep, puis sur l’ensemble du territoire de la Syrie.
A noter que plus de huit mille personnes avaient été tuées par les forces serbes, en 1995, dans la ville de Srebrenica, en Bosnie-Herzégovine.
L’ONU avait considéré les événements de Srebrenica comme étant le pire massacre auquel avait assisté l’Europe depuis la deuxième guerre mondiale.
Après cinq mois de siège et bombardements intensifs contre les quartiers d’Alep-Est, un accord de cessez-le-feu a été conclu, mardi, entre le régime d’al-Assad et l’opposition syrienne, grâce à une médiation turque et russe.
L’accord a été, toutefois, violé par l’armée du régime, qui a attaqué les quartiers assiégés de la ville.