Laith Joneidi
25 Juillet 2017•Mise à jour: 25 Juillet 2017
AA/Amman/ Laïth al-Junaïdi
Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman al-Safadi, a indiqué que le tireur dans l’incident de l’ambassade d’Israël à Amman a quitté le territoire national après avoir livré son témoignage, soulignant que l’affaire relève du pénal et qu’elle est traitée suivant la loi.
Al-Safadi a précisé, lors d’une conférence de presse tenue dans la capitale Amman ce mardi, s’agissant de la mort de citoyens jordaniens par les balles d’un agent sécuritaire israélien, que la Jordanie a pris le témoignage de ce dernier avec l’accord de son pays, avant qu’il ne quitte vers Israël.
Il a assuré que la Jordanie tient à parvenir à la vérité sur ce qui s’est passé dans l’ambassade, ajoutant que l’affaire est entre les mains de la justice.
Le ministre jordanien a également souligné que « l’affaire relève du pénal et qu’elle est traitée suivant la loi ».
Deux jordaniens ont été tués par les balles d’un gardien de l’ambassade, dimanche dans un bâtiment destiné à l’habitation des fonctionnaires de l’ambassade d’Israël à Amman, après une bagarre entre le tireur et un jordanien.
La direction générale de la sécurité en Jordanie avait annoncé, lundi, que l’enquête préliminaire avait révélé que l’incident est pénal et qu’il est survenu à la suite d’un différend entre un jordanien, menuisier de son état, et le gardien israélien pour un retard fait par le premier dans la fabrication d’une chambre à coucher, achetée par le deuxième, ce qui avait provoqué une bagarre entre les deux.
Le porte-parole du Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a annoncé le retour du personnel de l’ambassade israélienne en Jordanie, à Tel-Aviv, dont le gardien de sécurité impliqué dans la mort des deux jordaniens, et ce, malgré les demandes, dans la rue et au parlement jordanien de ne pas remettre ce dernier et de le traduire devant la justice pour avoir tué des citoyens.
La Jordanie et Israël ont mis fin, en octobre 1994, à 46 ans de guerre entre les deux parties, par la signature l’accord de paix de « Wadi Araba », comportant un volet de coopération économique et culturelle entre les deux pays, ce qui a été considéré par l’opposition du royaume hachémite comme étant une normalisation avec Israël. L’opposition appelle, depuis sa signature, à rejeter l’accord et à l’annuler.