Emna Meddeb
18 Avril 2018•Mise à jour: 18 Avril 2018
AA/ Tel-Aviv/ Oussama al-Ghassani
Deux Palestiniens dont un enfant ont été abattus, dans la nuit de mardi à mercredi, par des tirs non-identifiés ayant ciblé un rassemblement familial dans la ville d’Umm al-Fahm en Israël, a rapporté, mercredi, le quotidien israélien "Haaretz".
Selon le journal, un individu non-identifié a ouvert le feu sur des membres de la famille Jabarin rassemblés dans la cour d’une maison pour fêter un mariage.
L’enfant Farsan Jabarin (13 ans) et son oncle Shafik Jabarin (49 ans) ont été mortellement abattus lors de l’attaque armée ayant fait, également, 3 blessés.
Les habitants d’Umm al-Fahm se sont, donc, rassemblés au niveau de l’entrée de la ville et devant le poste de police israélienne pour protester contre les meurtres intensifiés, récemment. Une grève générale a été, aussitôt, observée dans la ville.
Des dirigeants palestiniens des Territoires de 1948 accusent, de leur côté, le gouvernement israélien de ne pas assumer sa responsabilité en ce qui concerne les agressions contre les non-juifs, alors que la police admet son incapacité à faire face à de tels incidents dans les régions arabes.
Il convient de rappeler que des éléments non-identifiés avaient tué, début avril, Cheikh Mohammed Saada (45 ans), l’imam de la mosquée "Al-Tawhid", dans la ville d’Umm al-Fahm, à la sortie de la prière d’al-Fajr (l’aube).
Selon "Haaretz", les statistiques de la police israélienne montrent que plus de 1 000 tirs ont été signalés à Umm al-Fahm depuis 2015. Cependant, seulement six mises en accusation avaient été déposées contre des tireurs présumés au cours de la même période.
Des meurtres sont commis dans les villes et régions arabes d'Israël, suscitant une inquiétude et des critiques contre le gouvernement de Netanyahu, notamment, en raison du grand nombre d’armes non-autorisées qui circulent.