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06 Juin 2021•Mise à jour: 06 Juin 2021
AA / Jérusalem
La chaîne d’information qatarie "Al-Jazeera" a annoncé, samedi, la libération de sa correspondante à Jérusalem, Givara Budeiri, après son interpellation, alors qu'elle couvrait un rassemblement de protestation dans le quartier de "Sheikh Jarrah", au centre de Jérusalem occupée.
Al-Jazeera a déclaré, via son compte Twitter, que les autorités d'occupation israéliennes ont libéré Budeiri après son arrestation pendant des heures dans le quartier de Sheikh Al-Jarrah.
"Mon arrestation vise tous les journalistes, et les soldats de l'occupation ne m'ont pas laissée le temps d'apporter ma carte d'identité, m'ont battue à coups de matraque, m'ont poussée puis menottée", a déclaré Budeiri, citée par Al-Jazeera.
Et la correspondante de la chaîne d'information qatarie de poursuivre: "Dans le centre de détention, les soldats de l'occupation m'ont traitée comme une criminelle et non comme une journaliste".
Pour sa part, la journaliste palestinienne Christine Rinawi a déclaré que "les enregistrements prouvent les propos mensongers des forces d'occupation qui affirment être agressées par la journaliste".
S'adressant à l'Agence Anadolu, Rinawi a fait savoir que "Givara Budeiri a été libérée sous condition. Selon elle, la journaliste a été interdite d'entrée dans le quartier de Sheikh Jarrah pour 15 jours".
Plus tôt samedi, Al-Jazeera a condamné, dans une série de tweets, l'arrestation des forces d'occupation israéliennes, de Givara Budeiri, agressée alors qu'elle couvrait un rassemblement de protestation dans le quartier de Sheikh Jarrah. Suite à quoi, la chaîne d'information a appelé à la libération immédiate de sa correspondante.
La même source a expliqué que "l'arrestation intervient deux semaines après qu'Israël a bombardé la tour Al-Jalaa dans la bande de Gaza, qui abrite les bureaux d'Al-Jazeera".
Des témoins oculaires ont déclaré à l'Agence Anadolu que des soldats israéliens ont agressé Budeiri et le caméraman qui l’accompagnait, avant qu'elle ne soit violemment arrêtée alors qu'elle couvrait un rassemblement de protestation dans le quartier de "Sheikh Jarrah", au centre de Jérusalem occupée.
Ce n'est pas la première fois que les forces d'occupation arrêtent des journalistes ayant participé à la couverture des manifestations à "Sheikh Jarrah". Il y a 10 jours, elles ont arrêté deux journalistes dont une femme, lesquels, ont été maintenus en détention pendant cinq jours dans les prisons israéliennes, avant de les libérer.
* Traduit de l'arabe par Hajer Cherni