Raşa Evrensel
22 Septembre 2022•Mise à jour: 22 Septembre 2022
AA/ Istanbul
Le bilan des manifestations contre la mort de la jeune femme, Mahsa Amini, en Iran, est passé jeudi, à 9 morts.
Le bilan des nouveaux affrontements est passé de 6 à 9 morts, selon un décompte réalisé par l'agence américaine Associated Press (AP) et basé sur des déclarations des médias semi-officiels iraniens.
Cités par l'AP, des responsables iraniens (ayant requis l'anonymat) ont fait savoir que le bilan des affrontements entre manifestants et policiers avait atteint 9 morts des deux côtés, accusant les pays étrangers d'avoir tenté de semer la panique, sans les nommer.
Dans la province du Kurdistan, ville natale d'Amini, le chef de la police de la région a indiqué, dans une déclaration à la presse, que quatre manifestants avaient été tués par balles réelles dans les villes de la province, selon l'AP.
A Kermanshah, le procureur provincial, Shahram Karimi, a noté que deux manifestants avaient été tués mardi, lors des manifestations observées dans l'ouest du pays, selon la télévision d'Etat.
Trois hommes affiliés aux Bassidjis, une force volontaire des Gardiens iraniens de la révolution, ont été tués lors d'affrontements dans les villes de Shiraz, Tabriz et Mashhad, portant le bilan à 9 morts, selon des médias iraniens semi-officiels.
Vendredi dernier, la citoyenne de 22 ans, Mahsa Amini, est décédée trois jours après son arrestation par la police des mœurs, qui surveille le code vestimentaire des femmes dans le pays.
L'incident a déclenché une vague de colère populaire généralisée dans les cercles politiques et médiatiques en Iran, au milieu de récits contradictoires sur les causes de la mort.
Les bassidjis sont des gens chargés de la sécurité intérieure et extérieure de l'Iran. Ils s'entrainent dans le but de défendre l'Iran face à une éventuelle agression militaire américaine, israélienne ou européenne. Les bassidjis sont actuellement une branche des gardiens de la révolution islamique.
*Traduit de l'arabe par Malèk Jomni