Michael Hernandez
05 Novembre 2018•Mise à jour: 06 Novembre 2018
AA/ Washington
Les États-Unis ont rétabli toutes les sanctions qu’ils avaient levées contre l’Iran après l’accord historique sur le nucléaire conclu entre les puissances mondiales et la République islamique.
Les sanctions annoncées la semaine dernière par le secrétaire d'État américain aux Affaires étrangères, Mike Pompeo, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, sont entrées en vigueur lundi. Elles concernent les secteurs iraniens de l'énergie, de la construction navale, du transport maritime et des finances.
Il s’agit de la deuxième série de sanctions que l’administration américaine rétablit depuis que le président Donald Trump s’est retiré unilatéralement de l’accord nucléaire en mai, en dépit des objections de ses proches alliés en Europe.
Par ces mesures, les États-Unis cherchent à inciter l’Iran à obtempérer à 12 demandes en échange de la levée des sanctions économiques.
Des dérogations temporaires ont été accordées à huit pays qui ont considérablement réduit leurs importations de pétrole iranien après l'entrée en vigueur de la sanction.
Deux des pays ont accepté de réduire leurs importations à zéro, tandis que six autres "importeront à des niveaux considérablement réduits", a déclaré Pompeo.
Les États-Unis espèrent avoir réduit les exportations de pétrole iranien de plus d'un million de barils.
Au total, 700 entités iraniennes seront ajoutées aux listes de sanctions lundi, selon Mnuchin.
A noter que tous les autres signataires de l’accord sur le nucléaire iranien, - Chine, Union européenne, France, Allemagne, Iran, Russie et Royaume-Uni – ne se sont pas retirés, en dépit des mesures prises par les États-Unis.