Moustafa Maged Haboosh
20 Avril 2016•Mise à jour: 20 Avril 2016
AA / Bagdad / Aref Youssef, Ali Jaouad
Le chef du mouvement sadriste, chiite irakien, Moqtada al-Sadr, a gelé, mercredi, l’activité de son groupe «al-Ahrar [Les Libres, ndlr]», qui compte 34 élus sur un total de 328 dans le Parlement irakien.
Les élus d’«al-Ahrar» observent depuis la semaine dernière un sit-in à l’intérieur des locaux du Parlement à Bagdad, avec des députés d’autres formations politiques. Ils réclament l’élection d’un nouveau président de l’Assemblée irakienne, après avoir voté, jeudi dernier, le limogeage de l’ancien président, Salim al-Jabouri et de ses deux adjoints.
«Le groupe "al-Ahrar" doit se retirer du sit-in. Il ne faut pas s’engager dans des futilités politiques, il devra geler son activité jusqu’à la tenue de la prochaine séance de vote de confiance au nouveau gouvernement de technocrates», a déclaré le chef chiite.
Al-Sadr a appelé ses partisans à «poursuivre les manifestations pacifiques, en vue de faire pression sur les politiques ainsi que sur les soutiens de la corruption et de la sectarisation politique et religieuse».
«Aucune partie n’a le droit d’interdire [ces protestations], sinon cette révolte prendrait une autre forme», a-t-il prévenu.
Dans son discours, al-Sadr a sollicité l’intervention des Nations Unies «pour sauver les Irakiens, et organiser s’il le faut des élections anticipées».
EZ