Mohammed Maher Ben Romdhane
08 Novembre 2019•Mise à jour: 08 Novembre 2019
AA - Bagdad - Amer Hassani
Les forces de l’ordre irakiennes ont eu recours aux tirs à balles réelles pour disperser les manifestants à Bassora, dans le sud du pays.
Des témoins oculaires ont affirmé à l’Agence Anadolu que les forces de l’ordre ont également fait usage de gaz lacrymogène pour les empêcher d’atteindre le siège de la préfecture.
Ces événements interviennent au lendemain d’une nuit sanglante à Bassora où huit manifestants ont été tués par les tirs à balles réelles des forces de l’ordre irakiennes, au cours de la dispersion des manifestants, devant le siège de la couverture.
Les témoins oculaires ont ajouté que les tirs à balles réelles des forces de l’ordre ont engendré une frayeur générale dans les rangs de la population.
Des renforts sécuritaires ont été déployés, vendredi, à Bassora et les principaux axes de la province irakienne ont ainsi été bloqués.
Depuis le 25 octobre, l’Irak est le théâtre d’une vague de manifestations antigouvernementales, la seconde du genre en deux semaines.
Les manifestations ont dégénéré en violences généralisées, faisant au moins 284 morts et des milliers de blessés, lors d'affrontements entre manifestants d'une part, et forces de sécurité et militants de factions chiites proches de l'Iran, d'autre part.
Les manifestants, qui étaient initialement venus réclamer de meilleurs services et de meilleurs emplois, exigent maintenant le départ du gouvernement et de l'élite politique "corrompue".