Meher Hajbi
29 Novembre 2019•Mise à jour: 29 Novembre 2019
AA / Irak / Ibrahim Salah
Le Conseil supérieur de la magistrature irakien a annoncé, vendredi, la création d'une commission chargée d'enquêter sur les “événements sanglants” de Dhi Qar, dont le bilan s’élève à 32 morts.
Dans un communiqué rendu public, le porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature a annoncé la formation d'une commission d’enquête, formée par trois vice-présidents de la Cour d'appel de Dhi Qar, suite à la mort de plusieurs manifestants au cours des deux derniers jours.
Jeudi, afin de disperser les manifestants qui bloquaient deux ponts dans le centre de Nassiriya, le chef lieu de la province de Dhi Qar, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur la foule, tuant 32 manifestants, plus de 230 blessés ont également été dénombrés.
Suite à ces violences, le gouverneur de Dhi Qar, Adel al-Dakhili, a démissionné et désigné pour responsable le chef de la cellule de crise, le maréchal Jamil Chemri.
Le Premier ministre irakien, Adel Abdel Mahdi, a décidé de limoger le maréchal Jamil Chemri.
D’après l’agence de presse irakienne (officielle), le limogeage de Chemri intervient moins de 24 heures après sa nomination à la tête de la cellule de crise.
Bagdad et d’autres provinces du centre et du sud sont le théâtre de manifestations sans précédent contre le gouvernement, depuis début octobre.
Les manifestations ont été ponctuées d'actes de violence généralisés, faisant plus de 400 morts et 15 mille blessés lors des affrontements entre les manifestants et les forces de l’ordre.
La grande majorité des victimes sont des manifestants tués lors d'affrontements avec les forces de sécurité et des individus appartenant à des factions chiites proches de l'Iran.