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02 Juillet 2021•Mise à jour: 02 Juillet 2021
AA / Bagdad
Le Premier ministre irakien Mustafa Al-Kazemi a accepté, ce vendredi, la démission du ministre de l'Électricité Majid Hantoush, à la suite d'une vague de protestations populaires contre la baisse des heures de disponibilité du courant électrique dans le pays.
Selon l'agence de presse irakienne INA, "Al-Kazemi a accepté la démission du ministre de l'Électricité Majid Hantoush de son poste".
Et l'agence de déclarer, selon une source au cabinet du Premier ministre, qu'"Al-Kazemi suit personnellement avec les responsables exécutifs du ministère de l'Électricité les recours rapides et urgents face à la situation énergétique".
Le porte-parole du ministère de l'Électricité, Ahmed Musa, a déclaré mardi dernier à l'Agence Anadolu, que Hantoush avait remis sa démission à Al-Kazemi, sur fond de protestations populaires et politiques et de critiques concernant la détérioration du service électrique dans le pays.
Le ministère a annoncé ce vendredi le rétablissement du réseau électrique du pays après une coupure qui a duré des heures, à la suite d’explosions qui ont ciblé des poteaux à haute tension. Les autorités irakiennes ont accusé les éléments terroristes de Daech d'être à l'origine de la plupart de ces sabotages.
À l'aube de ce vendredi, l'Irak a subi une coupure généralisée de l’électricité affectant l’ensemble des provinces du pays, à l'exception de la région du district kurde du nord de l'Irak. La panne avait pénalisé 15 des 18 provinces du pays.
À la suite de la récente panne de courant, Al-Kazemi a décidé de former une cellule de crise pour contrer la pénurie d'électricité.
L'Irak subit une pénurie d'électricité depuis des décennies, en raison des guerres successives, de l'instabilité de la situation sécuritaire dans le pays et de la corruption endémique.
* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour.