Ben Amed Azize Zougmore
18 Février 2026•Mise à jour: 19 Février 2026
AA / Istanbul / Ben Amed Azize Zougmore
En marge de sa quatrième visite officielle en Inde, le président français Emmanuel Macron s’est entretenu avec des chercheurs et des étudiants indiens lors de rencontres universitaires et scientifiques de haut niveau organisées à New Delhi sur l’avenir de la coopération franco-indienne, relançant, à travers ses déclarations, le débat sur la liberté d’expression.
Évoquant l’usage des outils d’intelligence artificielle par les plus jeunes, exposés à l’expérience des réseaux sociaux, le chef de l’État français a estimé que cela « montre des dérives préoccupantes ». « La liberté d'expression, c'est du grand n'importe quoi si personne ne sait comment on est guidé à travers cette soi-disant liberté d'expression, surtout quand il s'agit de passer d'un discours haineux à un autre », a-t-il déclaré, ajoutant que « c'est une question d'ordre public ».
Et de poursuivre : « Je veux éviter les discours racistes, les discours haineux, etc. »
Ces déclarations ont rapidement suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes qualifiant ces propos de « scandaleux ».
Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et candidat déclaré à l’élection présidentielle de 2027, a affirmé sur la plateforme X que « sous couvert de modération, il rêve d’abroger la liberté d’expression », ajoutant : « Jusqu’au bout, Macron veut abîmer notre démocratie ».
De son côté, la panafricaniste Nathalie Yamb, citant l’article 11 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, a rappelé que « toute personne a droit à la liberté d’expression ».