Mourad Belhaj
22 Décembre 2019•Mise à jour: 22 Décembre 2019
AA / Idleb
Au moins 25 000 civils ont été déplacés vers des zones proches de la frontière turque au cours des deux derniers jours, à la suite d'attaques du régime syrien, de la Russie et de groupes pro-iraniens dans la zone de désescalade à Idleb.
Le directeur de la Coordination des interventions en Syrie, Mohammed Hallaj, a déclaré à Anadolu que le nombre de personnes déplacées de leurs foyers n'est pas précisément déterminé, en raison des attaques terrestres et aériennes continues contre Idleb.
Hallaj a expliqué qu'au moins 25 000 civils ont été déplacés au cours des deux derniers jours, à la suite d'attaques menées par les forces du régime, la Russie et des groupes pro-iraniens.
Il a notamment indiqué que les déplacements sont surtout observés à partir des zones d'habitation situées dans le sud d'Idleb et dans les zones rurales du district Ma'rat al-Numan, soulignant un besoin urgent de couvertures et de tentes.
Le nombre de villages contrôlés par les forces du régime, lors de l'opération lancée il y a deux jours à Maarat al-Numan et ses environs, est en revanche passé à 15.
Selon Hallaj, environ 205 civils ont été déplacés de leurs foyers dans la région, à la suite des attaques dont elle est témoin depuis novembre dernier.
Il a souligné que les forces du régime et de la Russie ciblent délibérément les hôpitaux, les écoles, les mosquées, les centres de protection civile et les maisons "pour empêcher le retour des civils".
Cinq civils ont été tués, dimanche, à la suite de frappes aériennes nocturnes russes sur Tell Mannas et Al Deir al-Sharqi.
Huit personnes ont également été tuées, samedi, suite aux attaques du régime syrien et de la Russie contre des zones résidentielles dans la région de désescalade.
Les équipes de défense civile poursuivent leurs opérations de recherche et de sauvetage dans les zones bombardées, alors que l'on craint un nombre élevé de morts à la lumière de la poursuite des bombardements.
En mai 2017, la Turquie, la Russie et l'Iran ont annoncé qu'ils étaient parvenus à un accord pour mettre en place une zone de “désescalade” à Idleb, dans le cadre des réunions d'Astana sur la crise syrienne.
Cependant, les forces du régime et leurs alliés continuent de lancer des attaques dans la région, malgré l'accord conclu entre la Turquie et la Russie le 17 septembre 2018, dans la ville russe de Sotchi, pour maintenir la zone “désescalade”.