Ekip
01 Juillet 2021•Mise à jour: 01 Juillet 2021
AA / Berlin / Oliver Towfigh Nia
Les discussions en cours à Vienne sur l'accord nucléaire iranien sont entrées dans une "phase décisive", a déclaré, mercredi, le ministre allemand des Affaires étrangères.
Lors d'un point de presse conjoint avec son homologue yéménite Ahmed Awad Bin Mubarak, Heiko Maas a déclaré : "Les discussions à Vienne sur l'accord nucléaire iranien sont ardues mais elles progressent néanmoins pas à pas."
"Il est évident qu'il y aura maintenant une phase décisive, il faudra en effet patienter pour savoir si le président iranien nouvellement élu restera favorable à ce que nous avons négocié, car il y a des points sur lesquels nous nous sommes déjà mis d'accord. C'est ce que nous attendons", a ajouté Maas.
La victoire d'Ebrahim Raeisi à la présidentielle iranienne de ce mois-ci, lequel s'oppose aux négociations avec les États-Unis, a renforcé le sentiment d'incertitude qui plane sur les négociations.
Raeisi, qui remplace le président Hassan Rouhani, prendra ses fonctions en août.
Le chef de la diplomatie allemande a souligné que les États-Unis avaient également exprimé leur volonté de contribuer à la levée des sanctions contre l'Iran.
Six cycles de négociations entre l'Iran et cinq puissances mondiales (les États-Unis, le Royaume-Uni, la Russie, la Chine et la France), plus l'Allemagne, à Vienne, n'ont pas encore permis de conclure un accord dans un contexte de durcissement des échanges entre Téhéran et Washington.
Les États-Unis et l'Iran ont fait savoir que les discussions ne pouvaient se poursuivre indéfiniment, les deux parties affirmant qu'elles devaient prendre des décisions difficiles.
La délégation américaine ne participe pas à la réunion avec les autres puissances mondiales à Vienne, car l'Iran refuse de négocier directement avec les États-Unis tant que les sanctions imposées sous l'ère de l'ancien président Donald Trump ne seront pas levées.
Dans le cadre de cet accord, Téhéran s'engageait à limiter son activité nucléaire à des fins civiles et, en contrepartie, les puissances occidentales acceptaient d'abandonner leurs sanctions économiques contre l'Iran.
Mais en 2018, sous la présidence de Donald Trump, les États-Unis se sont retirés unilatéralement de l'accord dans le cadre de leur politique dite de "pression maximale" et ont réimposé des sanctions sévères à l'Iran, ce qui a incité Téhéran à ne plus respecter l'accord.
*Traduit de l’Anglais par Mourad Belhaj