Mounir Bennour
13 Décembre 2020•Mise à jour: 13 Décembre 2020
AA/Bagdad
Le porte-parole du ministère irakien du Pétrole Assem Jihad a déclaré dimanche que son pays s'était engagé à respecter tous les accords de réduction de la production de pétrole convenu par les membres de l'OPEP, soulignant le fait que l'intérêt de son pays ne résidait pas dans l'augmentation les exportations de brut, mais plutôt dans l'augmentation de ses prix.
Dans des déclarations au journal irakien Al-Sabah (gouvernemental), Jihad a déclaré que le but des réunions des pays membres était de contrôler les prix et d'empêcher leur fluctuation.
L’Irak a renouvelé son engagement, à plusieurs reprises au cours de cette année, en faveur de l’accord de réduction de la production, parallèlement aux déclarations des médias internationaux, faisant état de plusieurs demandes de l’Iraq à être exempté de cette réduction.
En avril dernier, les pays de l' OPEP sont parvenus à un accord de réduction de la production pétrolière de 9,7 millions de barils par jour, et ce, à partir du début du mois de mai jusqu'à la fin du mois de juin dernier. Par la suite, la réduction a été ramenée à 7,7 millions de barils pour une durée qui devrait se poursuivre jusqu'à la fin de l'année 2020.
L'accord prévoit une nouvelle réduction de la production à hauteur de 5,8 millions de barils par jour, et ce, à partir de janvier 2021 jusqu'à fin avril 2022.
Dans un contexte similaire, le journal a rapporté dimanche les propos du ministre irakien du Pétrole Ihsan Abdeljabbar, affirmant que son ministère avait entamé des négociations avec des entreprises étrangères, notamment le français Total, pour exploiter un certain nombre de gisements gaziers.
Les gisements en question qui devraient combler les besoins irakiens en gaz naturel, selon Abdeljabbar, sont ceux d'Akkas (ouest) et de Mansouriya (est) ainsi que le complexe d'Artawi (sud).
Il a aussi révélé que son ministère « procède actuellement à un examen approfondi des termes des contrats d'investissement dans l'exploitation du gaz, pour rectifier les erreurs qui se sont produites dans les contrats de licence pétrolière précédents, et pour passer en revue tous les échecs et déceler les points de faiblesse ».
Et d'ajouter : « Nous avançons dans le projet d'appel d'offre destiné aux compagnies étrangères pour la mise en place de quatre nouvelles raffineries de pétrole brut à des fins d'investissement, notamment dans la ville de Fao avec une capacité de 300.000 barils par jour, et les raffineries de Maysan, Nasiriya et Kirkouk, d'une capacité de 150.000 barils par jour pour chacune ».
L'Irak est le deuxième producteur de pétrole brut de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), avec une production quotidienne moyenne de 4,6 millions de barils par jour dans des conditions normales.
*Traduit de l'arabe par Mounir Bennour.