Mona Saanouni
27 Janvier 2018•Mise à jour: 28 Janvier 2018
AA / Gaza / Mohamed Majed
Le membre du Bureau politique du mouvement Hamas, , Salah al-Bardawil, a confirmé l'attachement de son mouvement à la mise en œuvre de l'accord de réconciliation palestinienne, conclu sous les auspices de l'Egypte en octobre dernier.
Bardawil s'exprimait lors de la rencontre du "Front populaire pour la libération de la Palestine", avec pour titre "Les projets de liquidation de la cause palestinienne", organisée samedi à Gaza.
"L'unité nationale est un choix stratégique et le seul moyen d'atteindre la puissance nécessaire afin de vaincre le bloc israélo-américain", a déclaré Bardawil.
"La mise en oeuvre de la réconciliation palestinienne doit être une réalité pratique et ne peut demeurer un slogan", a-t-il ajouté.
Il a souligné que son mouvement ne croit pas en l'unité "comme simple tactique pour atteindre un but précis, mais il y croit comme option unique pour continuer la lutte contre Israël", ajoutant que l'unité "a ses avantages et aussi un prix qu'il faut payer".
Le membre du Front Populaire pour la Libération de la Palestine (FPLP), Jamil Mezher, a pour sa part déclaré dans son intervention, que "la réconciliation avance très lentement et doit être réalisée, tout le monde doit travailler pour la réaliser et la mener à terme".
"Nous devons protéger l'Intifada et la résistance, (...) il faut mettre un terme à l'accord de paix d'Oslo (signé entre l'OLP et Israël en 1993) et à toutes ses implications", a-t-il poursuivi.
Les efforts pour parvenir à la réconciliation palestinienne ont récemment connu quelques hésitations, aggravant les difficiles conditions de vie des habitants de la Bande de Gaza.
Le 12 octobre 2017, Fatah et Hamas ont signé, au Caire, un accord de réconciliation pour permettre au gouvernement de gérer Gaza et la Cisjordanie d'ici le 1er décembre, espérant ainsi mettre fin à la division qui perdure depuis 2007.
Il a souligné que les Etats-unis voulaient "liquider la question des réfugiés palestiniens, à travers leur récente décision de réduire l'aide à l'UNRWA".