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27 Juin 2018•Mise à jour: 27 Juin 2018
AA / Yémen / Shukri Hussain, Mohammad al-Sama'i
La soumission des Houthis aux résolutions de légitimité internationale est le point de départ pour tout règlement politique éventuel, a insisté le président yéménite Abdrabbo Mansour Hadi, mercredi.
C'est ce qui ressort de sa rencontre avec l'envoyé spécial de l'ONU pour le Yémen, Martin Griffiths, dans la capitale yéménite provisoire d'Aden, en présence du Premier ministre Ahmed bin Dagher, a rapporté l’agence de presse yéménite (SABA, officiel).
Hadi a souligné que tout règlement politique doit se conformer aux résolutions de la légalité internationale, en particulier la résolution 2216 de l'ONU qui impose un embargo sur les armes des Houthis, l'initiative du Golfe et les résultats du dialogue national.
Le président yéménite a appelé les Houthis à se soumettre à ces résolutions, et à lever le siège sur la province de Taiz et les villes sous leur contrôle.
Hadi a également renouvelé l’attachement à la paix de son gouvernement pour qui la fin de la guerre est "un but et pas seulement une idée discutable".
"Nous serons toujours des défenseurs de la paix et de la concorde. C’est notre choix permanent émanant de nos responsabilités nationales et humanitaires envers notre pays et notre peuple", a-t-il promis.
Evoquant la bataille de Hodeidah, le président yéménite a insisté qu’"elle faisait partie de [notre] bataille nationale contre les milices des Houthis à Saada, Sanaa, Taiz et ailleurs". "Elle continuera jusqu'à ce que les aspirations du peuple à la paix soient réalisées", a-t-il ajouté.
Pour sa part, l’émissaire onusien s’est dit satisfait de sa première visite à Aden.
Il a souligné que son récent exposé au Conseil de sécurité évoquait les pistes de paix au Yémen, et promis de poursuivre ses efforts à cet égard avec les diverses parties au conflit lors de ses prochaines réunions Sanaa et à Mascate, la capitale omanaise.
Griffiths est arrivé à Aden plus tôt dans la journée, pour une visite de deux heures, avant de partir plus tard pour Mascate.
Abdullah al-Alimi, chef du cabinet présidentiel yéménite, a également demandé le retrait des Houthis et la remise de leurs armes afin de parvenir à la paix dans le pays et de résoudre la crise de Hodeidah.
"La bataille de Hodeidah fait partie de la bataille nationale contre les milices putschistes (Houthis) et toute idée doit être compatible avec les dispositions de la résolution de l'ONU 2216", a insisté Al-Alimi dans une série de tweets.
"Hodeidah en tant que province, peut être un point de départ", a-t-il ajouté, insinuant que le retrait des Houthis de Hodeidah est un préalable à la cessation des opérations militaires dans cette province.
Le 13 juin, les forces gouvernementales yéménites, soutenues par la Coalition arabe, ont lancé une opération militaire pour prendre aux Houthis le contrôle de Hodeidah et de son port stratégique sur la mer Rouge. Elles sont, depuis, parvenues à prendre le contrôle de l'aéroport.
La semaine dernière, Martin Griffiths a eu des entretiens avec les Houthis à Sanaa dans le but de faire une percée dans le conflit qui perdure depuis plus de trois ans.
Le Yémen est ravagé par la guerre qui a éclaté en 2014, lorsque les Houthis ont pris le contrôle d’une grande partie du pays, y compris la capitale Sanaa.
Le conflit s'est intensifié en 2015 lorsque l'Arabie saoudite et ses alliés sunnites et arabes ont lancé une vaste campagne militaire visant à contenir le domaine des Houthis au Yémen.
Riyad accuse les Houthis d'agir comme une force de procuration pour l'Iran chiite, l'ennemi juré de l'Arabie saoudite dans la région.
La guerre du Yémen a provoqué l'une des crises humanitaires les plus pressantes au monde et entraîné la mort d'environ 10 mille personnes.