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30 janvier 2024•Mise à jour: 30 janvier 2024
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
Le ministre français de l'Agriculture, Marc Fesneau, se rendra mercredi après-midi à Bruxelles, "pour une série d'entretiens visant à accélérer le traitement des urgences européennes", sur fond d'une grande mobilisation des agriculteurs qui bloquent des axes stratégiques autour de Paris et continuent de manifester dans tout l'Hexagone.
Le déplacement de Fesneau "a pour objectif de poursuivre le travail d'influence et de négociation que mène en continu le ministre auprès des institutions européennes (Parlement européen, Conseil et Commission) pour porter les demandes de la France", a annoncé son cabinet dans un communiqué relayé par la presse locale.
Selon le communiqué, Marc Fesneau doit rencontrer le commissaire européen à l'Agriculture, Janusz Wojciechowski, et le commissaire au Marché intérieur, Thierry Breton. Il s'entretiendra aussi avec le président de la commission de l'Agriculture au Parlement européen, Norbert Lins, et avec le ministre belge de l'Agriculture, David Clarinval, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union européenne.
Ce déplacement survient au lendemain du discours de politique générale prononcé par le Premier ministre, Gabriel Attal, à l'Assemblée nationale, lors duquel il a abordé, entre autres, la crise agricole, promettant une "action résolue pour la souveraineté agricole" de la France.
Les entretiens qu'aura Fesneau seront "en lien avec les annonces du premier ministre (...) et les attentes exprimées par les organisations professionnelles agricoles", précise d'ailleurs le cabinet du ministre.
Le mouvement de colère des agriculteurs se poursuit avec vigueur en France et dans certains pays européens, avec des points de blocage de plus en plus nombreux sur les routes et des "opérations escargot" dans les villes. Le blocage de plusieurs grands axes autoroutiers desservant Paris, encadré par des policiers et des gendarmes, a débuté lundi comme annoncé par des syndicats agricoles.
Les agriculteurs français dénoncent, entre autres, une hausse des charges, les retards de paiements des subventions agricoles, l'interdiction de pesticides autorisés ailleurs, ainsi que des normes environnementales jugées trop lourdes.