Serap Doğansoy
04 Août 2026•Mise à jour: 04 Août 2026
Les Nations unies ont exprimé lundi leur inquiétude face à la poursuite des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, qui ont fait des dizaines de morts durant le week-end, dont des enfants, ainsi qu’à l’aggravation des pénuries médicales.
Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA) a fait état de bombardements, de tirs d’artillerie et de fusillades quotidiens. Une frappe, samedi, près de l’hôpital Al-Aqsa a endommagé un entrepôt médical adjacent.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué que des fournitures médicales essentielles, dont du matériel qu’elle avait acheminé, avaient été détruites. Le bâtiment de l’hôpital a également subi des dégâts mineurs.
Le ministère de la Santé de Gaza a recensé plus de 150 morts en juillet, dont des dizaines de civils, soit le bilan mensuel le plus élevé depuis le début de l’année, a rapporté Farhan Haq, porte-parole adjoint du secrétaire général de l’ONU.
Les frappes se concentrent principalement dans l’ouest de Gaza, où se trouve la quasi-totalité des 2,1 millions d’habitants de l’enclave, confinés sur moins de la moitié du territoire.
« Les établissements de santé ne doivent jamais être attaqués ni militarisés », a déclaré Farhan Haq, rappelant l’obligation de protéger les civils et les infrastructures civiles en vertu du droit international humanitaire.
Des pénuries médicales croissantes
Les partenaires humanitaires signalent des stocks insuffisants d’insuline pour les personnes atteintes de diabète de type 1, de traitements contre les maladies cardiovasculaires et de matériel de diagnostic.
Les services de dialyse et de cardiologie sont contraints de limiter les soins aux cas les plus urgents. Des désinfectants à base d’alcool, indispensables à la prévention des infections, restent en attente d’une autorisation israélienne pour entrer dans Gaza.