Ekip
10 Février 2024•Mise à jour: 10 Février 2024
AA/Tunis/Nadia Chahed
Pour s’opposer au projet de l’autoroute A69, qui doit relier Toulouse et Castres, des militants se réunissent ce week-end dans le Tarn, ont rapporté des médias locaux.
Ce vendredi, les forces de l’ordre sont intervenues dans le camp, avant que des affrontements n'éclatent, précise la chaîne Cnews
«Il s'agit d'une opération de sécurisation de la voie publique» impliquant «un escadron de gendarmerie (90 gendarmes)», a précisé la préfecture, qui a indiqué que des «affrontements» avaient lieu sur place, sur la commune de Saïx, sans donner plus de détails dans l'immédiat, rapporte le même média.
Depuis quelques jours, les militants étaient appelés à se rassembler pour «un événement majeur de mobilisation» samedi et dimanche. Celui-ci doit se dérouler sur un terrain privé situé aux abords du tracé de l’autoroute qui doit relier Toulouse et Castres. En revanche, ce vendredi, le préfet du Tarn a annoncé avoir «pris un arrêté d’interdiction de manifestation et de rassemblement», souligne le média français.
Pour justifier sa décision d’interdire le rassemblement, le préfet Michel Vilbois a évoqué dans un communiqué «des risques de troubles majeurs à l’ordre public». De son côté, pour s’opposer à l’autoroute A69, dont le chantier se poursuit, le collectif d’opposants a appelé, dans un communiqué diffusé ce vendredi, à participer tout le week-end à un événement intitulé «La Cabanade», et se déroulant à Saïx, selon la même source.
Pour lancer leur mouvement, plusieurs opposants, une centaine selon un porte-parole, étaient déjà sur place vendredi.
Avant l’annonce de l’arrêté par le préfet, des élues du parti Les Ecologistes, l'eurodéputée Caroline Roose et la députée de Haute-Garonne Christine Arrighi, avaient annoncé leur participation à la mobilisation du weekend. Le collectif avait notamment évoqué la présence de «personnalités médiatiques», sans plus de précision, précise Cnews rappelant que le projet d'autoroute A69 divise la classe politique et est fortement contesté par les militants écologistes, qui se sont mobilisés à plusieurs reprises ces derniers mois sur le tracé.