Ümit Dönmez
28 Octobre 2022•Mise à jour: 28 Octobre 2022
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a annoncé, jeudi, que le groupe Parti socialiste (PS) à l’Assemblée ne signerait pas la troisième motion de censure déposée mercredi par La France Insoumise (LFI)
Dans un entretien accordé à "Libération", Olivier Faure a déclaré que son groupe ne signerait "pas des motions à répétition à chaque lecture" du texte sur le budget et le budget de la Sécurité sociale".
"Nous avons une divergence avec les Insoumis", a-t-il déclaré.
"Le gouvernement cherche à banaliser le 49.3 pour en faire un instrument de gestion ordinaire. Nous ne voulons pas, parallèlement, banaliser la motion de censure qui doit demeurer un acte solennel", a-t-il souligné, n'excluant pas, cependant, que le groupe Socialistes et apparentés vote cette motion de censure, lundi prochain, à l'Assemblée nationale.
Olivier Faure a également exprimé son souhait "que la Nouvelle union populaire écologique et sociale (Nupes), toute ensemble, en dépose une sur le projet de loi de finances et sur celui de la Sécurité sociale au moment de la lecture définitive" de ces projets de loi.
Pour rappel, ce jeudi, Éric Coquerel, le Président La France Insoumise (LFI) de la commission des Finances de l'Assemblée nationale, a annoncé que son parti s'apprête à déposer une nouvelle motion de censure contre le gouvernement.
Au micro de la chaîne publique "France 2", le député Insoumis a expliqué que "du côté de La France insoumise, on va déposer une motion de censure pour ne pas banaliser le 49.3".
Cette décision intervient en réaction à la décision de la Première ministre Élisabeth Borne, mercredi soir, de déclencher l'alinéa 3 de l'article 49 de la Constitution française, pour la troisième fois en une semaine.
Pour rappel, mercredi soir, la cheffe du gouvernement a déclenché cette arme constitutionnelle pour faire adopter l'entièreté du Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), sans recourir au vote du projet de loi à l'Assemblée nationale, alors que son gouvernement ne dispose que d'une majorité relative dans l'hémicycle.