Ümit Dönmez
25 Avril 2023•Mise à jour: 25 Avril 2023
AA / Paris / Ümit Dönmez
Le préfet du Loir-et-Cher a interdit, les "cortèges, défilés et rassemblements", ainsi que les "dispositifs sonores amplificateurs de son", à l'occasion du déplacement du Président français, Emmanuel Macron à Vendôme, ce mardi 25 avril.
Malgré le langage technique utilisé par la préfecture dans son communiqué publié lundi soir, il s'agit d'une interdiction de manifestation dans un périmètre de sécurité autour du point de visite du Président français, ainsi que d'une interdiction d'usage de casseroles lors de ces manifestations.
En réaction à cette interdiction, la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et le Syndicat des avocats ont déposé un « référé liberté » contre cette mesure, selon le journal « Libération », indiquant qu'une fois de plus cet arrêté de la préfecture utilise la législation antiterroriste pour faire le vide autour du Président en déplacement.
Le chef d'État français a prévu de visiter la maison de santé pluridisciplinaire universitaire de la ville, en compagnie de François Braun, ministre de la Santé.
Pour rappel, la semaine dernière, la préfecture de l'Hérault, avait déjà interdit les "dispositifs sonores amplificateurs de son", avant la venue du Président.
Ce lundi, c'était au tour de la préfecture de Côte-d'Or d'interdire une casserolade sur la place de la Libération de Dijon, alors que les manifestants s'y étaient donné rendez-vous à 20 heures (UTC+2) pour protester contre la réforme des retraites, à l'occasion du premier anniversaire de la réélection d'Emmanuel Macron à la Présidence.
Par ailleurs, la visite du ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye à Lyon a été fortement perturbée, ce lundi, par une casserolade ainsi que la tentative de quelques manifestants de pénétrer dans le bâtiment de l'Institut national supérieur du professorat et de l'éducation (Inspe).
Le ministre a reporté sa visite prévue à 14 h 30 (UTC+2) à l'Inspe, à l'entrée duquel l'attendait une centaine de manifestants qui faisaient sonner leurs casseroles, leurs poêles et leurs seaux.
"Nous aussi, on passera en force" criaient-ils, faisant référence à l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution française pour faire adopter la réforme des retraites.