Feiza Ben Mohamed
13 Novembre 2023•Mise à jour: 13 Novembre 2023
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
Les représentants des cultes ont été reçus lundi matin par le président Français Emmanuel Macron au lendemain de la manifestation contre l’antisémitisme qui s’est tenue à Paris.
La question de l’antisémitisme et celle du racisme ont été au cœur des discussions entre le chef de l’Etat et les représentants religieux.
À la sortie de cet entretien, annoncé par la présidence à la dernière minute, ces derniers ont donné quelques éléments sur la teneur des échanges.
« Ce qui compte maintenant, c’est comment ça va pouvoir se dupliquer sur le terrain pour la prévention auprès de nos jeunes, pour la répression aussi des actes antisémites, qui ont connu une flambée ces dernières semaines. Comment on va pouvoir transmettre ça en matière d’actes, c’est aussi un des grands apports de cette discussion qu’on a eue avec le président de la République », a notamment déclaré le président du consistoire central israélite de France, Élie Korchia.
De son côté, le recteur la Grande mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz a assuré que « l’antisémitisme ne passera pas par les mosquées de France » et que « l’islam et les musulmans ne peuvent pas être antisémites » pointant, par ailleurs, le « déchaînement de déclarations contre les musulmans ».
Selon le président de la Conférence des évêques de France (CEF) Éric de Moulins-Beaufort, Emmanuel Macron a appelé ses interlocuteurs « à multiplier les actions envers les jeunes ».
La jeunesse était en effet très peu présente à la manifestation controversée organisée dimanche à Paris pour protester contre l’antisémitisme.
Selon de nombreux observateurs, elle était principalement perçue comme un soutien à Israël et à sa politique, provoquant, de facto, un rejet d’une partie de la population.