Nadia Chahed
24 Novembre 2018•Mise à jour: 26 Novembre 2018
AA/France/Fawzia Azzouz
Selon un bilan provisoire établi par le ministère français de l'Intérieur, samedi à 14h00 (Gmt), 35 personnes ont été interpellées et 22 placées en garde à vue en marge des manifestations, émaillées de violence, des "gilets jaunes".
Il y aurait 8 blessés dont 2 gendarmes, selon la même source qui fait état de 80976 "gilets jaunes" recensés samedi à travers le pays.
La tension est toujours très vive sur les Champs-Elysées à Paris où un incendie, déclenché par les manifestants, n'a toujours pas été maîtrisé, samedi à 16h00 (Gmt).
De nombreux casseurs se sont infiltrés parmi les manifestants et se sont livrés à des violences.
Plus tôt dans la journée le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, avait vivement dénoncé "les séditieux" et l’ultra-droite qui ont "répondu à l’appel de Marine Le Pen".
La présidente du Rassemblement National lui a rapidement répondu à l’antenne de BFMTV affirmant n’avoir "jamais appelé à quelque violence que ce soit".
Les policiers et gendarmes présents sur les Champs-Élysées tentent de repousser les manifestants en faisant usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour les empêcher d’accéder à une zone qui leur est interdite en raison de sa proximité avec certains lieux de pouvoir (Elysée et Matignon).
Le mouvement de contestation, déclenché il y a une semaine, a déjà été émaillé d’incidents qui ont fait deux morts, 620 civils et 136 membres des forces de l’ordre ont été blessées, 879 personnes interpellées et 693 placées en garde à vue.
Le mouvement des "gilets jaunes" s’est constitué sur les réseaux sociaux de manière spontanée pour contester la hausse des prix du carburant et a progressivement évolué pour viser la politique du président Emmanuel Macron, dont il exige la démission, tel que crié par les manifestants dans plusieurs villes de France.