Feiza Ben Mohamed
21 août 2022•Mise à jour: 22 août 2022
AA / Paris / Feïza Ben Mohamed
Le ministre français de l’intérieur Gérald Darmanin veut refonder le droit du sol à Mayotte, a-t-il annoncé dimanche dans les colonnes du Journal du dimanche (JDD).
Il assure qu’il « n’y aura plus le même droit du sol à Mayotte qu’il y a sur le reste du territoire français ».
Faisant état de « mesures spécifiques » pour l’île, Gérald Darmanin indique que « l’un des deux parents devra être régulièrement depuis plus d’un an sur le territoire afin que leur enfant soit reconnu comme Français ».
Il faudra donc « avant la conception (…) être en situation régulière », sur le territoire pour pouvoir prétendre à la nationalité française.
« C’est un changement profond et historique » assume le locataire de Beauvau qui indique prendre « cette décision car la situation est très préoccupante ».
« Tout cela crée une énorme délinquance car nous accueillons mal ces nouveaux venus, qui ne vivent bien souvent que de rapine, de prostitution, de travail illégal et dans des conditions d’insalubrité inadmissibles », a-t-il argumenté.
Le deuxième chantier auquel Gérald Darmanin souhaite s’attaquer est celui de « la reconnaissance frauduleuse de paternité ».
« Des hommes, soit mahorais, soit étrangers en situation régulière, font des certificats de paternité à des enfants d’immigrés fraîchement arrivés », fait-il savoir, précisant vouloir « revoir intégralement ce système » de manière à ce que « ces pères prouvent qu’ils entretiennent l’enfant pendant trois ans et non plus seulement deux ».
Enfin, dans le cadre de la future loi annoncée pour la rentrée concernant l’immigration, le gouvernement va par ailleurs « proposer au Parlement de passer de délit à crime certains trafics d’êtres humains les plus graves, dans des circonstances où des passeurs professionnels et organisés entassent des étrangers dans un camion ou un bateau et provoquent la mort de certains d’entre eux, afin qu’ils puissent être condamnés à des peines de prison de plus de dix ans ».
Ces annonces interviennent alors que le ministre de l’Intérieur est en visite à Mayotte pour trois jours.