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25 Novembre 2021•Mise à jour: 25 Novembre 2021
AA / Nice / Feïza Ben Mohamed
La Cour de cassation de Paris rendra sa décision le 16 décembre prochain, après la demande de révision formulée ce jeudi par l'ancien jardinier marocain Omar Raddad et son avocate Maître Sylvie Noachovitch, selon une information rapportée par la presse française.
Condamné en 1994 à 18 ans de réclusion criminelle, pour le meurtre de sa patronne, Ghislaine Marchal, l’ancien jardinier a toujours clamé son innocence.
Entendu ce jeudi devant la commission d’instruction de la Cour de révision, Omar Raddad sera donc fixé le 16 décembre.
C’est à la lumière de nouvelles analyses ADN, dont aucun ne lui appartient, qu’Omar Raddad espère obtenir un second procès.
Pour rappel, Omar Raddad avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son ancienne patronne en 1991 à Mougins (Alpes-Maritimes), sur la base des inscriptions retrouvées sur les lieux du crime et qui le désignaient nommément (Omar m’a tué).
Après sept années passées en prison, il avait pu bénéficier d’une grâce présidentielle partielle octroyée par Jacques Chirac après l’intervention directe du roi du Maroc, Hassan II.
Le jardinier a toujours clamé son innocence, espère ainsi être définitivement blanchi aux yeux de la justice française, qui l’a condamné en dépit des nombreuses incohérences contenues dans le dossier.
« Il y a cent ans, on condamnait un officier qui avait le tort d'être juif, aujourd'hui on condamne un jardinier parce qu'il a le tort d'être maghrébin » avait déclaré son ancien avocat Maître Jacques Vergès en 1994.