Tarek Mohammed
29 Août 2017•Mise à jour: 30 Août 2017
AA/New York/Mohamed Tarek
Les Nations Unies et Washington ont exprimé leur « profonde inquiétude » à l’égard de la décision du Guatemala d’expulser le chef de la mission anticorruption de l’ONU, Iván Velásquez, du pays, selon deux communiqués séparés.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a indiqué qu’il était « choqué » lorsqu’il avait appris la décision du président du Guatemala, Jimmy Morales, d’expulser le représentant de l’ONU, Iván Velásquez.
Guterres a ajouté, dans un communiqué, qu’il s’attend à ce que les autorités au Guatemala traitent Velásquez en respectant sa mission comme fonctionnaire civil international.
Le communiqué, dont Anadolu a eu copie, a indiqué que « la commission internationale de lutte contre la corruption au Guatemala, dirigée par Velásquez, avait contribué à renforcer les institutions du secteur de la magistrature dans le pays, ce qui avait aidé à rendre justice dans de nombreux cas.
Pour sa part, la représentante américaine permanente à l’ONU, Nikki Haley, a indiqué que « la tentative du président Morales d’expulser Iván Velásquez du Guatemala, nous a profondément inquiétés ».
Elle a appelé, dans un communiqué, les autorités au Guatemala à permettre au comité de poursuivre sa mission, sans intervention, ajoutant que la lutte contre la corruption est nécessaire pour la sécurité et le développement du Guatemala.
Haley a, d’autre part, considéré que Velásquez est une voix ferme qui appelle à lutter contre la corruption et à préserver la souveraineté de la loi et qu’il bénéficie du soutien des Etats Unis et de la communauté internationale.
Le président du Guatemala, Jimmy Morales a indiqué, dimanche, que le chef de la mission anticorruption de l’ONU, Iván Velásquez, « n’est pas le bienvenu » dans le pays.