Fatma Bendhaou
03 Octobre 2023•Mise à jour: 03 Octobre 2023
AA / Tunis / Fatma Ben Amor
L'ancien président français, Nicolas Sarkozy, est entendu depuis ce mardi matin par un juge d'instruction dans le cadre de l'affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007, a rapporté la presse locale. Sarkozy est soupçonné, aux côtés d'autres personnes, d'avoir fait pression pour que l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takkiedine, acteur clé dans l'affaire, retire ses accusations à son encontre.
Nicolas Sarkozy est arrivé aux alentours de 10 heures ce mardi au tribunal judiciaire de Paris. Après avoir été interrogé par le magistrat, il pourrait ressortir libre, sans suites judiciaires, mais il pourrait aussi être mis en examen ou placé sous le statut de témoin assisté, relève BFMTV.
"Sa convocation porte sur les chefs de recel de subornation, association de malfaiteurs en vue de la préparation d'escroqueries en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la corruption de personnels judiciaires étrangers", indique pour sa part TF1, citant une source judiciaire.
Outre Nicolas Sarkozy, la justice soupçonne au moins huit protagonistes d'avoir participé, à des degrés et moments divers, à cette opération, note encore TF1.
L'ancien président a été entendu dans ce dossier en audition libre en juin dernier. Il est soupçonné d'avoir donné son aval à d'autres personnes pour faire pression sur Ziad Takkiedine qui a dès le début de cette affaire assuré avoir remis de l'argent du régime Kadhafi pour financer la campagne de Nicolas Sarkozy. L'homme d'affaires franco-libanais s'était subitement rétracté fin 2020 en blanchissant Sarkozy dans plusieurs médias.