AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Moyen - Orient
- Trump : "Les États-Unis prendront le contrôle de la bande de Gaza"
Le président américain, Donald Trump, a déclaré mardi que « les États-Unis prendront le contrôle de la bande de Gaza », peu après avoir suggéré une réinstallation permanente des Palestiniens en dehors du territoire.
« Les États-Unis prendront le contrôle de la bande de Gaza, et nous allons en faire quelque chose », a-t-il affirmé lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
« Nous en prendrons possession et nous serons responsables du démantèlement des bombes non explosées et des autres armes sur place, de l’aplanissement du site et de l’élimination des bâtiments détruits. Nous allons niveler la zone et mettre en place un développement économique qui fournira un nombre illimité d’emplois et de logements pour la population locale », a déclaré Trump.
Interrogé sur un éventuel envoi de troupes américaines dans la bande de Gaza, il a répondu : « Si c’est nécessaire, nous le ferons ».
- Gaza : Le Haut-Commissaire de l'ONU rejette le plan de déportation des Palestiniens de Trump
Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a critiqué mercredi le plan du président américain Donald Trump de « prendre le contrôle » de Gaza et de transférer de force sa population palestinienne dans d'autres pays, soulignant que tout transfert ou déportation forcée de Palestiniens depuis un territoire occupé violerait le droit international.
Dans un communiqué, Volker Turk a souligné l'importance d’avancer vers la prochaine phase du cessez-le-feu, qui inclurait la libération de tous les otages et prisonniers détenus arbitrairement, la fin de la guerre et la reconstruction de Gaza, tout en respectant pleinement le droit international humanitaire et des droits de l'homme.
Il a également rappelé que « le droit international est très clair » et a réaffirmé le droit à l’autodétermination comme un principe fondamental devant être respecté par tous les États.
- Fidan : La Türkiye s'oppose au projet américain qui consiste à déporter les Palestiniens de Gaza
« Nous sommes contre toute mesure qui consisterait en la poursuite du génocide, de la déportation et de l'isolement des Palestiniens » a martelé le chef de la diplomatie turque, Hakan Fidan, en réaction à la proposition américaine d'évacuer de force les Palestiniens de Gaza.
Dans un message partagé mercredi sur son compte X, Fidan a réagi au projet du président américain Donald Trump de « reprendre » Gaza et de déporter les Palestiniens qui y vivent vers les pays voisins, en particulier l'Égypte et la Jordanie.
Fidan a souligné que la question palestinienne est un problème qui a démarré avec l'expulsion des Palestiniens de leurs terres.
« Il est absurde de proposer l'expulsion des Palestiniens de leurs terres », a-t-il lancé avant d’ajouter : « Nous sommes opposés à toute mesure qui consisterait en la poursuite du génocide, de la déportation et de l'isolement des Palestiniens ».
- L’Egypte et la Palestine discutent de la reconstruction de Gaza "sans déplacer les Palestiniens"
L’Egypte et la Palestine ont tenu des discussions mercredi pour élaborer des plans de reconstruction pour la bande de Gaza dévastée par la guerre, en veillant à ne pas déplacer les Palestiniens de leur territoire.
Cette rencontre a eu lieu au Caire entre le ministre égyptien des Affaires étrangères, Badr Abdel Ati, et le Premier ministre palestinien et ministre des Affaires étrangères, Mohamed Mustafa.
Un communiqué publié à l'issue de la réunion a réaffirmé le soutien de l'Égypte au gouvernement palestinien et à ses plans de réforme.
Le communiqué a souligné l'importance de "renforcer politiquement et économiquement l'Autorité palestinienne afin qu'elle puisse assumer ses responsabilités dans la bande de Gaza, qui fait partie des territoires palestiniens occupés".
- Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, nomme le chef du Hezbollah comme représentant au Liban
Le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a désigné le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, comme son représentant au Liban, ont rapporté mercredi des médias locaux en Iran.
"Le guide de la Révolution a présenté dans un décret cheikh Naïm Qassem, secrétaire général du Hezbollah, comme son représentant au Liban", a rapporté l'agence de presse Tasnim, citant le document en question.
Selon ledit décret, Naïm Qassem aura notamment pour responsabilité de traiter les "affaires religieuses", indique Tasnim, sans donner de plus amples détails.
L'ancien chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, assassiné fin septembre dernier dans un bombardement israélien sur la banlieue sud de Beyrouth, avait également le titre de représentant du guide iranien au Liban.
Ali Khamenei, qui a un pouvoir de décision sur toutes les questions stratégiques en Iran, a des représentants dans toutes les provinces iraniennes.
*France
- Budget de la sécurité sociale : L’Assemblée nationale rejette la motion de censure contre le gouvernement
Les députés de l'Assemblée nationale française ont rejeté une seconde motion de censure, examinée ce mercredi après-midi, avec seulement 122 voix favorables sur les 288 requises.
Ce rejet de la motion de censure implique de facto l’adoption de la première partie de la loi de finances de la sécurité sociale.
« Je voudrais saluer le climat de l'examen de cette deuxième motion de censure. Je dis deuxième, car il risque bien d'y en avoir d'autres », a plaisanté François Bayrou à la tribune du Palais Bourbon, au moment de défendre la position de son gouvernement.
À peine le texte adopté, le chef du gouvernement a de nouveau fait usage de l’article 49.3 sur la seconde partie du texte de budget de la sécurité sociale, comme il l’avait prévu depuis plusieurs jours.
Plus tôt, une première motion de censure avait été rejetée, actant l’adoption définitive du budget de l’Etat pour l’année 2025.
- Scandale Nestlé : Le gouvernement promet de la « transparence »
Le gouvernement français promet de faire toute « la transparence » sur l’affaire des eaux non conformes commercialisées par le groupe Nestlé, a déclaré mercredi le ministre en charge de la Santé, Yannick Neuder.
Alors que Matignon et l’Elysée sont accusés d’avoir autorisé le géant agroalimentaire suisse à déroger à la réglementation en vigueur, le ministre a rappelé qu’une commission d’enquête était en cours pour faire « toute la transparence sur la qualité de l’eau » proposée aux Français.
Interrogé au cours de la séance hebdomadaire de questions au gouvernement, le ministre a reconnu que « des traitements non conformes » ont été découverts « sur l’usage d’ultraviolets et de filtres à charbon actif » ayant révélé une « fraude aux règles d’étiquetage ».
- Plusieurs fausses alertes à la bombe visant l'Arc de Triomphe et des lycées à Paris
Plusieurs fausses alertes à la bombe ont été signalées, mardi soir, à l'Arc de Triomphe et contre des établissements scolaires parisiens, suscitant des inquiétudes et amenant les autorités à ouvrir des enquêtes, a rapporté le journal Le Parisien, mercredi.
Ces alertes ont été émises par téléphone par des inconnus demandant une rançon.
La police les a prises au sérieux et procédé à des évacuations et à des vérifications à l’internat du lycée Jean-Zay, au 13ème arrondissement, au lycée Philippe-Leclerc Hautecloque au 14ème, et aux alentours de l'Arc de Triomphe.
Un autre appel a été également reçu pour alerter sur trois bombes au niveau du siège de la société Webedia à Paris et qui s'est avéré faux après vérification.
*France - Syrie
Le président Macron félicite Al-Charaa et affirme les efforts de la France pour lever les sanctions contre Damas
Le président français, Emmanuel Macron, a félicité, mercredi, son homologue syrien, Ahmed al-Charaa, pour sa prise de fonction, soulignant les efforts de Paris pour lever les sanctions contre Damas.
C’est ce qui ressort d'un appel téléphonique du président Macron avec Al-Charaa, selon un communiqué de la présidence syrienne émis sur la plateforme "X".
Le 29 janvier, l’administration syrienne avait annoncé la nomination d’Al-Charaa comme président du pays pendant la période de transition, ainsi que d’autres décisions dont la dissolution des factions armées et des services de sécurité du régime précédent, de l’Assemblée (Parlement), du parti Baas qui a dirigé le pays pendant des décennies, et l’annulation de la Constitution précédente.
La présidence a déclaré que Macron avait félicité al-Charaa "pour son accession à la présidence et la libération du pays du régime de (l'ancien président) Bachar al-Assad".
*Tunisie
Lourdes peines de prison contre des personnalités politiques et des journalistes
Plusieurs personnalités politiques tunisiennes, dont le chef du mouvement d’obédience islamique Ennahdha, Rached Ghannouchi, et un ancien chef de gouvernement, ainsi que des journalistes, des influenceurs, et des hauts cadres du ministère de l’Intérieur, ont été condamnées mercredi 5 février à de lourdes peines de prison pour "atteinte à la sûreté de l’Etat" dans le cadre de l’affaire Instalingo, - du nom d'une firme spécialisée dans la production et le développement de contenus numériques - ont rapporté des médias locaux.
Parmi les peines les plus lourdes prononcées par la Chambre criminelle n°2 du Tribunal de première instance de Tunis figurent :
*Rached Ghannouchi, chef du parti Ennahdha et ancien président du Parlement condamné à 22 ans de prison.
*L’ancien chef du gouvernement, Hichem Mechichi, condamné par contumace à 35 ans d'emprisonnement.
*Est de la RDC
Le M23 prend le contrôle de Nyabibwe au Sud-Kivu
Les rebelles du M23 ont pris le contrôle, ce mercredi 5 février, de la cité de Nyabibwe dans le territoire de Kalehe, province du Sud-Kivu, après d'intenses affrontements avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), ont rapporté des médias locaux.
« Les rebelles du M23 ont conquis la cité de Nyabibwe, située dans le territoire de Kalehe (Sud-Kivu), ce mercredi 5 février, après des combats intenses avec les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) », rapporte le site d’information congolais, Actualité.CD, citant des sources locales.
Les affrontements ont commencé aux premières heures, vers 3h00 du matin et se sont déroulés principalement sur les collines Nyangantwa et Chanjwe, précise la même source.
La société civile locale a confirmé l'information à Anadolu.
*Niger
Dix militaires tués dans une embuscade
Au moins dix (10) militaires nigériens ont été tués, dans une attaque près de la frontière du Burkina Faso, a annoncé l'armée nigérienne, mercredi.
Lundi, "à l'ouest du pays, au sein de l'opération NIYYA, alertés d'un vol de bétail vers Takzat, une unité d'intervention a été envoyée depuis Bankilaré pour tenter de rattraper les malfaiteurs", a indiqué un communiqué des Forces armées nigériennes (FAN) diffusé mercredi soir à la télévision publique.
"C'est au cours de l'opération qu'un groupe de criminels a tendu une embuscade au détachement des forces de sécurité intérieure qui a entraîné la perte de dix de nos soldats", a déploré la même source, ajoutant que les assaillants ont réussi à se disperser échappant au renforts terrestres et aériens.
Toutefois, a précisé la même source, des recherches effectuées, le lendemain mardi dans la zone, ont permis de neutraliser une quinzaine de "terroristes".
*Nigeria
- Dix-sept enfants tués et 16 autres blessés dans l'incendie d'une école islamique
Un incendie s'est déclaré, mardi soir, dans une école islamique du nord-ouest du Nigeria, tuant 17 enfants et en blessant 16 autres.
L'incendie de l'école Makaranta Mallam Ghali dans la région de Kauran Namoda de l'Etat de Zamfara a débuté vers 23h30 heure locale mardi soir et s'est prolongé pendant près de trois heures, selon un responsable de l'établissement islamique qui a partagé les détails de l'incident avec Anadolu ainsi que quelques photos, en requérant l'anonymat.
Selon lui, l'incendie a coûté la vie à 17 élèves âgés de 15 à 17 ans et en a blessé 16 autres.
La cause de l'incendie n'est pas encore connue, mais des enquêtes sont en cours pour en déterminer les causes.
Des témoins ont également déclaré à Anadolu que l'incendie s'était déclaré alors que les élèves étaient endormis.
- Quarante Chinois inculpés pour tentative présumée de déstabilisation
Au moins 53 ressortissants étrangers, dont 40 Chinois, ont été inculpés, ces deux derniers jours au Nigeria, pour des tentatives présumées de déstabiliser la structure constitutionnelle de ce pays africain, selon une déclaration officielle.
Les suspects sont accusés de divers délits, notamment de cybercriminalité, de cyberterrorisme, de possession de documents à des fins frauduleuses et de vol d'identité, a indiqué la Commission des crimes économiques et financiers (EFCC).
Faisant partie d'un syndicat regroupant 792 personnes suspectées de fraudes liées aux investissements en cryptomonnaie et aux arnaques sentimentales, les suspects ont été arrêtés en décembre dernier dans la ville de Lagos, au sud-ouest du pays.
news_share_descriptionsubscription_contact


