AA / Tunis / Fatma Ben Amor
*Türkiye
Le bilan de l'incendie dans un hôtel de la station de ski de Kartalkaya grimpe à 76 morts
Le ministre turc de l’Intérieur, Ali Yerlikaya, a annoncé que le bilan de l’incendie survenu mardi matin dans un hôtel de la station de ski de Kartalkaya, à Bolu (nord-ouest de la Türkiye), s’élève désormais à 76 morts.
A ce stade de l’enquête, 9 personnes ont été placées en garde à vue.
Dans un communiqué antérieur, Yerlikaya a précisé qu’un signalement concernant l’incendie dans l’hôtel de la station de ski de Kartalkaya avait été reçu ce mardi matin à 3h27 heure locale, annonçant notamment que 51 personnes ont été blessées dans cet incendie.
Il avait ajouté que 267 membres du personnel de divers organismes publics et institutions avaient été mobilisés pour intervenir sur place, et que les opérations se poursuivaient.
*Moyen-Orient
- Le chef d’état-major de l’armée israélienne démissionne en raison de ‘’sa responsabilité dans l’échec du 7-Octobre’’
Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le général Herzi Halevi, a présenté mardi sa démission, soulignant sa ‘’responsabilité’’ dans ‘’l’échec du 7-Octobre’’, en référence à l’attaque sans précédent du mouvement palestinien Hamas en Israël ce jour de 2023, selon sa lettre, transmise par l’armée aux médias locaux et étrangers.
‘’Reconnaissant ma responsabilité dans l’échec de l’armée le 7-Octobre, et au moment où l’armée enregistre des succès significatifs sur tous les fronts et qu’un nouvel accord de libération d’otages est en cours, je demande à mettre fin à mes fonctions le 6 mars 2025’’, déclare Herzi Halevi, dans cette lettre, citée par la chaîne I24News basée en Israël.
Herzi Halevi, 57 ans, qui occupait ce poste depuis décembre 2022, a précisé que ‘'pendant quarante ans, [sa] mission de protection de l’Etat d’Israël a été la mission de [sa] vie’’. Cependant ‘’le matin du 7-Octobre, l’armée sous ma direction a échoué dans sa mission de protéger les citoyens israéliens’’, a-t-il expliqué. ‘’Ma responsabilité dans ce terrible échec m’accompagne au quotidien et m’accompagnera toute ma vie’’, a ajouté le général israélien.
- États-Unis-Israël : Les responsables israéliens félicitent Trump et attendent davantage de soutien américain
Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et d'autres responsables gouvernementaux ont félicité le président américain Donald Trump à l'occasion de son investiture, exprimant leur espoir de voir un soutien américain renforcé pour Israël.
Dans une déclaration, Netanyahu a rappelé que le premier mandat de Trump (2017-2021) "a été rempli de moments décisifs dans l’histoire de la grande alliance entre nos deux pays".
"Je suis convaincu qu’en collaborant à nouveau, nous porterons l’alliance américano-israélienne à des sommets encore plus élevés", a-t-il ajouté.
Le message de félicitations de Netanyahu n’a pas manqué de souligner ce qu'il considère comme la menace iranienne contre Israël, affirmant qu'il est "confiant" qu'ils "parviendront à compléter la défaite de l’axe terroriste iranien et à inaugurer une nouvelle ère de paix et de prospérité pour la région".
*États-Unis - Cuba
Donald Trump réintègre Cuba dans la liste des "pays soutenant le terrorisme"
Le président américain Donald Trump a annulé un décret signé sous l’administration de Joe Biden et a réintégré Cuba dans la liste des "pays soutenant le terrorisme".
Dès son premier jour au pouvoir, Trump a signé de nombreux décrets présidentiels.
Dans une déclaration publiée par la Maison-Blanche, il a été précisé que l’un des décrets signés par Trump prévoit l’annulation de 78 décrets et mesures exécutives adoptés sous l’administration Biden.
Parmi ces décisions, Trump a notamment annulé le décret de l’ère Biden et a réinscrit Cuba sur la liste des "pays soutenant le terrorisme".
Suite à cette décision, le président cubain Miguel Diaz-Canel a vivement réagi sur son compte X (anciennement Twitter).
Diaz-Canel a qualifié cet acte de "moquerie et abusif", ajoutant qu’il confirmait "le discrédit des listes et des mécanismes de pression unilatéraux du gouvernement américain".
*France - Syrie
Le président du régime syrien déchu visé par un nouveau mandat d’arrêt émis par deux juges françaises
Deux juges d’instruction françaises ont émis lundi un mandat d’arrêt pour complicité de crimes de guerre contre le président du régime syrien déchu Bachar al-Assad, tenu responsable en tant que ‘’commandant en chef des forces armées’’ d’un bombardement à Deraa en 2017 ayant tué un ressortissant franco-syrien, selon une source proche du dossier, citée par des médias français.
Il s’agit du deuxième mandat d’arrêt émis par des juges français, du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris, visant Bachar al-Assad, renversé début décembre 2024 par une coalition anti-régime dominée par le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS).
Ce mandat fait suite à un réquisitoire supplétif du Parquet national antiterroriste (PNAT), qui en demandait la délivrance, selon la même source citée par Le Figaro.
*France
Les hôpitaux publics en déficit de 3,5 milliards d’euros en 2024
Le déficit des hôpitaux publics en France s'est encore aggravé et devrait passer à 3,5 milliards d'euros (hors activités médico-sociales) en 2024, a indiqué ce mardi la Fédération hospitalière de France (FHF).
Pointant une situation financière des hôpitaux "extrêmement dégradée", la déléguée générale de la FHF, Zaynab Riet, a rappelé que le déficit des établissements publics de santé a doublé entre 2019 et 2022, puis à nouveau doublé entre 2022 et 2023. Ce déficit "devrait passer de 1,9 milliard d’euros à 3,5 milliards d’euros" en 2024 (hors Ehpad), a-t-elle annoncé, lors d'une conférence de presse relayée par la presse locale.
Si les données ne sont pas encore consolidées, Zaynab Riet précise que "le déficit des centres hospitaliers universitaires (CHU) passerait de 800 millions à 1,3 milliard" et celui des centres hospitaliers "de 1,1 milliard à 2,2 milliards".
Alors que la censure du gouvernement français en décembre dernier avait conduit au rejet du projet de budget de la Sécurité sociale, "chaque jour de retard dans le PLFSS (projet de loi de financement de la sécurité sociale, NDLR) pour 2025 accentue la fragilité de nos établissements", a regretté, pour sa part, le président de la FHF, Arnaud Robinet.
*RDC
Les cités de Bweremana et Minova passent sous contrôle du M23
Après des affrontements intenses, les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), actifs dans l'Est de la République démocratique du Congo, ont réussi, à prendre le contrôle des localités de Bweremana au Nord-Kivu et Minova au Sud-Kivu, selon un communiqué de l'armée congolaise.
Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont annoncé que les combats contre « les forces rwandaises et leurs alliés du M23 » se poursuivent sur plusieurs fronts dans l'est du pays. Dans le sud du territoire de Lubero, ainsi que dans les hauteurs de Sake et autour du Nyiragongo, l'armée congolaise a réussi à contenir et repousser les attaques ennemies.
Cependant, des percées ont été enregistrées à Bweremana au Nord-Kivu et Minova au Sud-Kivu : « Les combats contre l'agresseur rwandais se poursuivent dans tous les fronts. Au Sud du territoire de Lubero, dans les hauteurs de Sake et dans le Nyiragongo, l'armée rwandaise et ses pantins du M23 sont contenus et repoussés. Par contre, l'ennemi a fait une percée sur Bweremana au Nord-Kivu et Minova au Sud-Kivu », indique le communiqué.
Accusé de soutenir les rebelles du M23 aussi bien par la RDC que par des pays occidentaux, le Rwanda a toujours nié ces faits.
*Bénin
Ouverture du procès de la tentative de coup d’Etat de septembre 2024
Le procès tant attendu en rapport avec la tentative de coup d'Etat déjouée en septembre dernier au Bénin, s'est ouvert mardi matin devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) à Cotonou.
Olivier Boko, ancien ami très proche du président Patrice Talon et l’ancien ministre des Sports Oswald Homeky comparaissent avec quatre autres accusés.
Il s’agit de l’homme d'affaires Rock Nieri, beau-frère d’Olivier Boko. Il est actuellement en fuite et est sous le coup d’un mandat d'amener de la justice béninoise.
Il y a, ensuite, le comptable Crépin Adjibekoun N’gbekinho qui travaille dans une société citée dans l’affaire. Corneille Gbaguidi Ahotognon qui gère une société supposée être impliquée dans cette affaire est également concerné.
Figure sur le banc des accusés aussi Ganiou Sanoussi, le chauffeur de l’ancien ministre Homéky.
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