AA / Tunis / Majdi Ismail
*France
- Législatives : Le Rassemblement national obtient 37 sièges dès le premier tour
Le Rassemblement national a obtenu 37 sièges dès le premier tour des élections législatives anticipées, tenues en France le 30 juin 2024, a annoncé le ministère de l'Intérieur sur son site officiel, lundi.
Selon la même source, le Nouveau Front Populaire (coalition de gauche) a obtenu 32 sièges, alors que la majorité présidentielle n'a obtenu que 2 sièges uniquement.
Deux autres sièges ont été décrochés par ‘’DVD droite’’, des candidats de droite n'appartenant à aucun parti politique. Les Républicains ont obtenu un siège et l'Union de l'extrême droite a remporté un siège.
Le reste des sièges, soit 502, seront disputés lors du deuxième tour de ces législatives anticipées qui aura lieu le 07 juillet courant.
Selon les projections établis par les instituts de sondage, l'extrême droite, arrivée en tête lors du premier tour avec 33% des suffrages, pourrait obtenir entre 255 et 295 des sièges à l'Assemblée nationale.
Le camp présidentiel et la gauche ont appelé à des désistements pour empêcher la montée de l'extrême droite.
- Législatives: ‘’C'est l'extrême-droite qui est en passe d'accéder aux plus hautes fonctions’’ selon Macron
‘’C'est l'extrême-droite qui est en passe d'accéder aux plus hautes fonctions, personne d’autre’’, a affirmé le président français Emmanuel Macron devant ses ministres réunis à l'Elysée, selon un des participants cité par BFMTV.
La même source, qui fait état d'une réunion ‘’morose’’, indique que le chef de l'Etat a, par ailleurs, appelé ses lieutenants à ‘’ne pas se tromper’’ concernant le vote au second tour et a réitéré sa volonté de faire en sorte de réduire la portée de l'extrême-droite au second tour.
Emmanuel Macron, qui réunissait ses ministres au lendemain d'une véritable débâcle de son camp, arrivé en troisième position au niveau national, s'exprimait alors que les tractations vont bon train dans tous les partis, pour former des alliances, ou acter des désistements visant à empêcher l'accession au pouvoir du RN (Rassemblement national).
Si depuis la publications des premiers résultats dimanche soir, le Premier ministre Gabriel Attal a clairement expliqué qu'aucune voix ne devait aller au RN, sur le terrain, la réalité est bien moins évidente, puisque certains candidats affiliés à la majorité et arrivés en troisième position refusent de se retirer au profit de candidats LFI (La France Insoumise).
Les candidats qualifiés pour le second tour ont jusqu'à mardi, 18 heures, pour confirmer leurs candidatures en préfecture.
- Le président du Rassemblement national Jordan Bardella veut une majorité absolue à l'Assemblée nationale
Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, fort d'une percée historique lors du premier tour des élections législatives anticipées, tenu le 30 juin en France, a exprimé le souhait d'obtenir une majorité absolue à l'Assemblée nationale pour ‘’appliquer un programme de redressement’’.
Bardella s'exprimait lundi à l'occasion d'une déclaration aux médias devant le siège de son parti à Paris en marge d’une réunion du Bureau exécutif.
‘’Mon ambition, c'est une majorité absolue, dimanche, pour appliquer un programme de redressement’’, a-t-il indiqué, évoquant ‘’un péril existentiel pour la France’’, si la gauche venait à gagner au deuxième tour.
‘’Je propose un débat projet contre projet à Jean-Luc Mélenchon’’, a-t-il déclaré, lançant un défi au Nouveau Front Populaire, arrivé en seconde position lors du premier tour des législatives.
En réaction à ce défi, Mélenchon a répondu en estimant que ‘’Bardella a raison’’ et qu’il ‘’y a besoin d'un débat entre les deux projets pour les Français’’.
‘’Le candidat du Nouveau Front Populaire pour la primature n'a pas été désigné. Il doit donc s'adresser aux Insoumis, premier mouvement en nombre d'élus au premier tour du NFP’’ a-t-il poursuivi, l’orientant néanmoins vers d’autres figures de LFI (La France Insoumise), comme Manuel Bompard ou Mathilde Panot.
- Bardella assure qu'il ira à Matignon à condition d'obtenir ‘’une majorité absolue dimanche’’
Le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a expliqué lundi soir à l'antenne de TF1 qu'il ira ‘’à Matignon’’ à condition d'obtenir ‘’la confiance’’ des Français et ‘’une majorité absolue dimanche’’.
’’S'il manque deux ou trois fauteuils pour avoir cette majorité absolue, il n'est pas impensable que des députés élus sous d'autres couleurs (divers droite, Républicains), acceptent de travailler avec nous et de voter la confiance’’, a-t-il néanmoins souligné, ouvrant la voie à de nouvelles alliances de circonstance.
Et de poursuivre : ‘’Je ne veux pas être Premier ministre pour ma gloriole personnelle. J'irai à Matignon, non seulement si j'ai la confiance des Français dimanche, mais si les Français m'accordent une majorité absolue’’.
Jordan Bardella s'est, par ailleurs, voulu confiant et considère que l'alliance formée avec le président de LR (Les Républicains), Éric Ciotti, ‘’peut arriver aux responsabilités dimanche’’ pour ‘’bâtir le redressement du pays’’ qu'il qualifie ‘’d’urgent’'.
Le dirigeant d'extrême-droite s'en est enfin pris à ses opposants en pointant ‘’le danger de voir Jean-Luc Mélenchon arriver à la tête de Matignon’’.
*Union européenne
- La Hongrie assure la présidence tournante de l'Union européenne pour une durée de 6 mois
La Hongrie a assumé, lundi, la présidence tournante de l’Union européenne pour une durée de 6 mois, succédant ainsi à la Belgique, selon ce qu’a annoncé la présidence du pays.
La présidence hongroise a déclaré, dans un communiqué, avoir adopté « Make Europe Great Again » comme slogan pour son rôle de président de l'Union européenne afin de souligner « le pouvoir de l'unité et une approche proactive face aux défis mondiaux ».
La Hongrie s'est inspirée du slogan du président Donald Trump, allié du Premier ministre Viktor Orban: : « Make America great again ».
La présidence hongroise de l'Union européenne, dirigée par le Premier ministre Orban, coïncide avec la restructuration de l'administration de l'Union européenne à la suite des élections au Parlement européen des 6 et 9 juin, qui ont vu la droite progresser.
La Hongrie devrait céder le poste à la Pologne en date du 1er janvier.
*Gaza
- Le ministère de la santé de Gaza annonce un nouveau bilan de 37 900 morts
La guerre d’Israël déclarée au mouvement Hamas dans la bande de Gaza, a fait depuis le 7 octobre dernier, 37 900 morts, a indiqué lundi le ministère de la santé de l’enclave palestinienne assiégée.
Au 269e jour du conflit, le ministère de la santé local fait état, dans son bilan quotidien des victimes, de ’’ 37 900 morts et 87 060 blessés.’’
’L’armée de l'État hébreu a perpétré deux carnages contre des familles gazaouies au cours des dernières 24 heures, qui ont fait au moins 23 morts et 91 blessés’’, ajoute le ministère qui fait état, en outre, de ’’plusieurs victimes toujours ensevelies sous les décombres et jonchant les routes, les ambulances et les équipes de la protection civile n'ayant pas parvenu à les atteindre.’’
*Libye
- Réouverture du poste frontière de Ras Jedir avec la Tunisie
Le gouvernement d'union nationale libyen a annoncé, lundi, la réouverture du poste frontalier de Ras Jedir avec la Tunisie, qui n'avait pu être ouvert auparavant en raison de troubles entre les forces gouvernementales et des groupes armés de la région frontalière du côté libyen.
Le 19 mars, le poste frontière a été le théâtre d'affrontements armés du côté libyen entre les forces du gouvernement d'union nationale et des militants de la région frontalière, ce qui a incité le ministère de l'intérieur à annoncer sa fermeture, qui a été annoncée à son tour par les autorités tunisiennes le même jour.
Lundi, la page officielle libyenne « Notre gouvernement » sur la plateforme Facebook a diffusé en direct la cérémonie d'ouverture du poste frontalier.
Lors d'une conférence de presse donnée à cette occasion, et relayée par la page, le ministre de l'intérieur du gouvernement d'union nationale libyen, Imed Trabelsi, a déclaré : « Le ministère de l'intérieur libyen, en coopération avec l'armée libyenne, a mis en œuvre le plan établi pour sécuriser entièrement le poste frontière, et nous l'ouvrons donc aujourd'hui ».
Imed Trabelsi a ajouté lors de la conférence de presse conjointe avec son homologue tunisien, Khaled Nouri : « Nous sécurisons maintenant la frontière libyenne depuis Al-Assah jusqu'à Wazzin. C'est par cette région que l'économie libyenne était drainée par la contrebande, mais aujourd'hui, avec l'aide de l'armée libyenne, elle a été complètement contrôlée et sécurisée ».
Et de poursuivre : « Après Ras Jedir, le ministère de l'Intérieur se chargera de sécuriser le poste frontière de Debdeb avec l'Algérie, de l'ouvrir et d'éradiquer la contrebande de drogue de l'Algérie vers la Libye et de la Libye vers l'Algérie ».
Trabelsi a exprimé son ambition de « porter à 4 le nombre de points de passage avec la Tunisie en ajoutant les points de passage d'Al-Assah et de Mashhad Saleh aux points de passage de Wazzin et de Ras Jedir ».
Le 12 juin, le gouvernement d'union nationale libyen et le gouvernement tunisien ont signé un accord de sécurité portant sur la réouverture du point de passage.
*Mauritanie
- Le président Ghazouani est réélu avec 56,12 % des suffrages exprimés
Le président sortant mauritanien Mohamed Ould El-Ghazaouani a remporté l'élection présidentielle avec 56,12 % des voix, tandis que le militant des droits de l'homme Biram Ould Dah Abeid est arrivé en deuxième position avec 22,10 % des voix, a annoncé lundi la Commission électorale nationale indépendante.
Hamadi Ould Sidi el Moctar, chef du parti islamiste d'opposition Rassemblement national pour la réforme et le développement, est arrivé en troisième position avec 12,76% des voix, a indiqué l'autorité électorale.
El-Aid Ould Mohamedan, avocat et député de l'opposition, a terminé quatrième avec 3,57% des voix, suivi de l'homme politique Mamadou Boukari avec 2,39% et Atouma Soumare avec 2,06%. L'inspecteur des finances Mohamed Lemine El Mourtaji El Wafi n'a obtenu que 1% des voix.
Les électeurs mauritaniens se sont exprimés samedi pour élire un nouveau président, parmi les sept candidats en lice. Selon les chiffres de l'autorité électorale, le pays compte 1,9 million d'électeurs inscrits sur une population d'environ 4,5 millions d'habitants, avec un taux de participation de 55,39 %.
Dimanche soir, le candidat de l'opposition Biram Ould Dah Abeid a rejeté les résultats des élections, les qualifiant de ‘’coup d'État électoral’’.
Il a annoncé qu'il ferait désormais campagne pour une enquête sur les résultats de la présidentielle, qualifiant le scrutin de ‘’fraude’’.
Parallèlement, le ministère mauritanien de l'Intérieur a annoncé tôt lundi que ses forces de sécurité avaient réprimé des ‘’émeutes’’ consécutives à l'annonce des résultats des élections.
*Tchad
- Plus de 70 ‘’terroristes’’ Boko Haram neutralisés
Les forces tchadiennes, appuyées par la Force multinationale mixte, ont détruit 05 campements de Boko Haram dans le Lac Tchad, ce qui a permis de neutraliser "plus de 70 terroristes", a rapporté le journal en ligne local ‘’tchadinfo.com’’.
L'information a été rendue publique dimanche soir, selon un communiqué de l'état-major général des armées transmis aux médias locaux.
‘’Cinq campements de Boko Haram, y compris leur plus grande base dans la région, ont été entièrement détruits. Plus de soixante-dix terroristes ont été neutralisés, et l’ensemble de leurs dispositifs humains et matériels a été écarté du territoire tchadien’’, a ainsi rapporté ‘’tchadinfo.com’’.
‘’Le gouvernement tchadien annonce avoir déployé une unité des Forces d’Intervention Rapide (FIR) dans la région du Lac Tchad. Ces forces spéciales, en collaboration avec les Forces de Défense et de Sécurité, ont mené des manœuvres militaires aériennes, terrestres et nautiques dans les localités de Litri, Kaiga-Ngouboua et Kaiga-Kindjiria’’, détaille la même source.
Pour rappel, Boko Haram est une organisation terroriste basée dans le nord-est du Nigeria depuis le début des années 2000. Elle est également active au Tchad, au Niger, dans le nord du Cameroun et au Mali.
*Bénin-Niger
- Le président Patrice Talon favorable à un ‘’rétablissement rapide du dialogue’’ avec Niamey, selon les médiateurs
Le président béninois Patrice Talon est favorable à un ‘’rétablissement rapide du dialogue’’ avec les autorités nigériennes. C’est le principal message contenu dans un communiqué conjoint publié dans la soirée de lundi par les cellules de communication des anciens présidents béninois Boni yayi et Nicéphore Soglo.
Ils ont rencontré le Chef d’Etat béninois dans l’après-midi du lundi 1er juillet pour le compte de la mission de médiation qu’ils ont personnellement engagée pour la résolution de la crise diplomatique entre Porto-Novo et Niamey.
Le communiqué indique que ‘’le Président de la République du Bénin et les anciens présidents ont convenu au cours de l’audience, des diligences à mener pour un rétablissement rapide du dialogue souhaité par toutes les parties’’.
Le texte ajoute aussi que la médiation des deux anciens présidents béninois a créé les conditions pour un rapprochement rapide des positions des deux pays.
La rencontre de lundi entre le président Talon et ces prédécesseurs fait suite à une mission que Boni Yayi et Nicéphore Soglo ont menée au Niger du 24 au 27 juin, où ils ont été reçus en audience par le président nigérien, le général Abdourahmane Tiani.
Quand la Cédéao avait décidé de lever ses sanctions contre le Niger, les autorités nigériennes ont refusé de rouvrir leur frontière avec le Bénin, accusant ce pays d'abriter des bases militaires françaises. Malgré le démenti des autorités béninoises, Niamey n'a pas changé de position.
La tension est montée d'un cran quand la police béninoise avait arrêté cinq agents nigériens envoyés pour assister au chargement du pétrole brut nigérien au port béninois de Sèmé-Kpodji.
Le Niger a arrêté l'envoi de son pétrole brut vers le Bénin, malgré la libération des cinq agents.
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