Mohammed Hamood Ali Al Ragawi
07 Décembre 2022•Mise à jour: 07 Décembre 2022
AA/ Mohammed Rajoui
Le Premier ministre jamaïcain, Andrew Holness, a décrété, mardi, l'état d'urgence dans le pays pour lutter contre la recrudescence de la violence des gangs.
« Nous sommes confrontés à des menaces criminelles très sérieuses et nous devons utiliser tous les pouvoirs à notre disposition », a déclaré Holness dans son allocution télévisée, selon l’agence américaine Associated Press (AP).
Concernant la situation qui prévaut sur l'île, Holness a affirmé que « Les Jamaïcains sont obligés de se cacher sous leurs lits, de cacher leurs filles. Ils ne peuvent aller à l'église et ils voient leurs fils, amis et maris se faire tuer. C'est la réalité ».
Le Premier ministre jamaïcain a justifié sa décision de décréter l’État d’urgence par « sa priorité de sauver des vies ». « C'est tout ce que le gouvernement essaie de faire », a-t-il insisté.
Cette mesure devrait s'appliquer à certaines communautés de la capitale, Kingston, ainsi qu’à six paroisses sur les quatorze que compte le pays, selon l'AP.
Le porte-parole de la police a déclaré à l’AP que l’île de 2,8 millions d’habitants a enregistré 1 421 meurtres cette année.
L'AP précise que la grande majorité des meurtres en Jamaïque sont perpétrés par des gangs connus sous le nom de « Posses », qui sont liés aux principaux partis politiques et s'appuient sur l'extorsion, le trafic de drogue et la fraude pour financer leurs activités.
L'état d'urgence permet aux autorités d'interpeller les personnes et de perquisitionner des bâtiments sans mandat.
*Traduit de l’arabe par Majdi Ismail