Hatem Kattou
20 Septembre 2017•Mise à jour: 20 Septembre 2017
AA / New York / Correspondants
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a souligné qu’ignorer la position franche et claire de la Turquie concernant le référendum du District du Nord de l’Irak, ouvrirait la voie à une période durant laquelle le gouvernement du District perdrait les potentialités qui lui sont offertes.
Erdogan, qui prononçait une allocution devant l’Assemblée générale des Nations Unies, mardi, a appelé le District du Nord de l’Irak à renoncer à la séparation et à éviter les mesures de nature à enclencher des crises et de nouveaux conflits dans la région, à l’instar de la réclamation de l’indépendance.
Le chef d’Etat turc a mis l’accent sur la nécessité d’œuvrer en commun pour la réalisation de la paix, de la sécurité et de la stabilité au lieu et à la place d’attiser le feu de nouveaux conflits.
S’agissant de la Syrie, Erdogan a relevé que la Communauté internationale a, malheureusement, laissé le peuple styrien seul, soulignant que son pays continuera à fournir des efforts aux plans politique et humanitaire en vue de résoudre la crise en Syrie.
Il a, dans ce cadre, appelé l’ensemble des pays et des institutions internationales, qui a laissé la Turquie, seule, assumer les charges de 3,2 millions de réfugiés à honorer les engagements qui sont les leurs.
Il a relevé à ce propos qu’une « grande partie des groupes et des forces qui prétendent lutter contre Daech dans la région n’ont pas en réalité cet objectif ». Il ne s’agit, a-t-il dit que d’une « instrumentalisation de cet objectif comme tremplin pour exécuter ses plans ».
«Les pratiques de l’organisation du PYD/YPG visant à introduire des changements démographiques et à confisquer les biens du peuple ainsi qu’à assassiner ou contraindre à l’exil ses opposants dans les zones qu’elle contrôle en Syrie est un crime contre l’Humanité», a-t-il poursuivi.
S’agissant des récents développements dans l’Etat d’Arakan, dans l’Ouest du Myanmar, Erdogan a indiqué que la Communauté internationale a échoué à faire face aux défis humanitaires auxquels font face les Musulmans de l’Arakan comme elle avait échoué auparavant en Syrie.
« Au cas où la tragédie des Rohingyas au Myanmar n’est pas traitée, cela demeurera une honte dans l’Histoire de l’Humanité », a-t-il dit.
Le président Erdogan a relevé l’importance d’asseoir une «volonté commune pour stopper les crimes des organisations terroristes et mettre fin aux crises humanitaires et aux injustices, chacun de nous cherchera, le cas échéant, à des moyens de se protéger».
Il a appelé à développer une nouvelle vision pour la paix mondiale, mettant l’accent sur la position de la Turquie qui rejette toute forme d’armes nucléaires.
Et Erdogan de poursuivre : «Toutes les évolutions et tragédies humanitaires confirment le droit de la Turquie à appeler à la restructuration du Conseil de sécurité sous le slogan : ‘Le Monde est plus grand que cinq’ que nous avons adopté comme devise».