AA/Séoul (Corée du Sud)/ Alex Jensen
Les deux Corée ont échangé vendredi, des tirs suite à l’envoi à travers la frontière, par des activistes des droits civiques sud-coréens, de ballons remplis de messages contre le régime de Pyongyang.
La Corée du Nord avait déjà menacé de répliquer à l’encontre des activistes civiques sud-coréens qui tentent d’envoyer des informations concernant le monde extérieur aux nationaux nord-coréens.
Peu avant 16h, Pyongyang a ouvert le feu à travers la frontière entre les deux pays, quelques-uns de ses tirs ont atteint la province de Gyeonggi, ont annoncé, vendredi, des responsables militaires sud-coréens, cité par l’agence de presse Yonyap.
La Corée du Sud a déclaré avoir riposté aux tirs, sans qu’aucune victime n’ait été signalée, dans aucun des deux camps.
Ce vendredi marque la commémoration du 69e anniversaire de la création du Parti des travailleurs de Corée du Nord.
Séoul a par ailleurs assuré avoir exhorté les activistes de ne pas lancer de ballons suite à la tenue de pourparlers positifs, la semaine dernière, avec des dirigeants de son voisin du nord, à l’occasion des Jeux Asiatiques 2014, organisés dans la ville sud-coréenne, Incheon.
Mardi dernier, les deux voisins asiatiques avaient cependant déjà échangés des tirs, par navire interposés, lorsqu’un bateau nord-coréen avait enfreint la frontière ouest des eaux territoriales de la Corée du Sud, d’après le Comité des chefs d'état-major sud-coréen.
L’incident n’avait cependant pas été considéré comme «grave» par les autorités sud-coréennes «étant donné que chacun des deux pays ne se visait pas et n’avait pas l’intention de tuer ou de blesser l'adversaire», avait révélé une source militaire anonyme.
Les deux Corée demeurent techniquement en état de guerre puisqu’elles n’ont jamais signé de traité de paix après le cessez-le-feu qui a interrompu la Guerre de Corée, en 1953, après trois années de combats.