AA/Séoul/ Alex Jensen
Le Secrétaire d'Etat américain à la Défense, Ashton Carter, est arrivé, jeudi, en Corée du Sud, pour des pourparlers qui pourraient influencer la politique des deux alliés envers Pyongyang.
Pyongyang semble avoir fourni un élan supplémentaire à la visite de trois jours de Carter, après les révélations du ministère sud-coréen de la Défense, révélant, plus tôt dans la journée, que la Corée du Nord a tiré, mardi, deux missiles surface-air au-dessus de l’eau.
D’après un programme d’informations de la chaîne de télévision locale Arirang TV, Carter a réaffirmé le bien-fondé de la vigilance des Etats-Unis après avoir eu vent du dernier lancement de missiles de Pyongyang, soulignant à quel point la situation est dangereuse sur la péninsule coréenne.
Près de 30 000 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud ; un héritage politique de la Guerre de Corée entre 1950 et 1953.
Les spéculations n’ont cessé de se développer concernant la possibilité le déploiement en Corée du Sud d’un système de défense anti-missile américain particulièrement controversé, le THAAD (Terminal High-Altitude Area Defense).
La Chine, la Russie et des députés de l’opposition à Séoul ont exprimé leur inquiétude concernant le renforcement des capacités militaires américaines sur la péninsule coréenne.
La position officielle des Etats-Unis et de la Corée du Sud est que le THAAD ne sera pas à l’ordre du jour de l’entretien, vendredi, entre Carter, la présidente sud-coréenne, Park Geun-hye, et le ministre sud-coréen de la Défense, Han Min-koo.
Les dirigeants des deux pays devraient, néanmoins, discuter sur les grandes lignes de la menace posée par Pyongyang, en instituant une nouvelle approche concernant la défense anti-missiles en raison des ambitions nucléaires grandissantes du Nord.