AA/Seoul/ Alex Jensen
Les deux Corées ont échangé des tirs, mardi matin, après une violation de la frontière ouest des eaux territoriales de la Corée du Sud par un navire de la Marine nord-coréenne, d’après un communiqué du Comité des chefs d'état-major sud-coréen.
Aucune victime n’a été déplorée lors de cet incident, loin d’être le premier depuis le début de l’année, mais qui intervient alors que des espoirs d’une amélioration des relations entre les pays étaient récemment nés.
Samedi, de hauts dirigeants du régime nord-coréen avaient stupéfait Séoul en effectuant une visite inattendue dans la ville d’Incheon, en Corée du Sud, pour assister notamment à la cérémonie de clôture des Jeux asiatiques 2014.
La visite « surprise » d’une délégation menée par le vice-président de la Commission nationale de défense de Corée du Nord, Hwang Pyong-So, s’était soldée par un entretien de haut niveau avec le ministre sud-coréen de l’Unification et des responsables de la sécurité nationale.
« Durant les discussions [de samedi], la Corée du Nord a déclaré vouloir accueillir, pendant la période entre la fin octobre et le début novembre, la seconde série de pourparlers de haut niveau, que nous avions proposés » avait affirmé le porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification, Lim Byeong-cheol, cité par l’agence de presse sud-coréenne Yonyap.
Les deux parties n’ont pas abordé de questions politiques sensibles durant les quatorze minutes qu’a duré la rencontre rarissime, d’après un communiqué de presse du Premier ministère sud-coréen, mais ont échangé des propos sur le sport et particulièrement le football.
Les deux Corée demeurent techniquement en état de guerre étant donné qu’elles n’ont jamais signé de traité de paix après le cessez-le-feu qui a interrompu la Guerre de Corée, en 1953, suite à trois années de combats.
Mardi, les hostilités ont ainsi repris et les deux pays, par navire interposés, ont échangé des tirs, vers 10 h (heure locale), pendant dix minutes, avant que le bateau nord-coréen ne batte en retraite, d’après le communiqué du Comité des chefs d'état-major sud-coréen.
Un officier du Comité des chefs d'état-major sud-coréen a cependant confié à l’agence de presse Yonyap que Séoul ne considérait pas l’incident comme une « bataille, étant donné que les deux Corée ne se visaient pas et n’avaient pas l’intention de tuer ou de blesser leur adversaire ».