Hafal Dekmak
08 Mars 2016•Mise à jour: 09 Mars 2016
AA / Bruxelles / Correspondants
Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a déclaré mardi que la Turquie accueillera les réfugiés arrêtés dans ses eaux territoriales. «Cela signifie que le temps de l’immigration illégale vers l’Europe est révolu», a-t-il poursuivi.
Lors d’une conférence de presse, tenue mardi, avec le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, Tusk a estimé que l’affluence des réfugiés depuis la Turquie vers la Grèce demeure élevée, en dépit du plan de travail commun mis en place entre l’Union européenne (UE) et la Turquie.
Tusk a déclaré être favorable aux propositions présentées par Davutoglu en vue de résoudre la crise des réfugiés, annonçant à ce propos que «l’UE travaillera avec les Turcs sur ses propositions, jusqu’à la tenue du prochain sommet des chefs d’Etats européens».
De son côté, Juncker a déclaré que la Turquie acceptera le retour sur son territoire de tous les réfugiés n’ayant pas besoin de protection internationale, outre les réfugiés syriens se trouvant à présent dans les îles grecques, ajoutant que l’UE s'engage à accueillir un Syrien venant de Turquie pour chaque non Syrien y retournant.
Le président de la Commission européenne a expliqué que le plan turco-européen permettra de démanteler les réseaux de trafic humain, mais aussi l’arrivée des réfugiés de manière légale en Europe.
Davutoglu avait demandé hier,lundi, lors du sommet UE-Turquie à Bruxelles, aux responsables européens de supprimer le visa d’entrée à l’UE pour les Turcs à partir de juin prochain ainsi qu'une aide supplémentaire de 3 milliards d’euros destinée à l’accueil des réfugiés, outre les 3 milliards déjà convenus.
EZ