Dirigeant du Fatah : nos relations sont rompues avec les Emirats depuis 2011
Azzam al-Ahmed, membre du Comité central du Fatah a motivé cette rupture par les politiques suivies par le prince-héritier de Abu Dhabi, Mohamed Bin Zayed.
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14 Août 2020•Mise à jour: 14 Août 2020
RamallahAA / Ramallah (Cisjordanie occupée) / Awadh Rajoub
Azzam al-Ahmed, membre du Comité central du Mouvement Fatah, a souligné, vendredi, que la relation de l’Autorité palestinienne avec les Emirats est rompue depuis 2011.
C’est ce qui ressort d’une interview accordée par al-Ahmad à la télévision publique palestinienne.
« De nombreuses raisons motivent cette rupture, en premier lieu, les politiques suivies par le vice-président de l’Etat des Emirats, qui est le véritable régent du pays », a-t-il dit, dans une allusion au prince-héritier de Abu Dhabi, Mohamed Bin Zayed.
Jeudi, le président américain, Donald Trump, a annoncé que les Emirats et Israël sont parvenus à un accord de normalisation de leurs relations, qualifiant de « progrès énorme », tandis que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu l’annonce de Trump de « journée historique ».
Le responsable palestinien a ajouté que « la relation avec Israël est l’essence même du différend…nous avons tenté de surmonter ce différend mais ce fut en vain et la rupture s’est poursuivie ».
« Les Emirats n’ont pas respecté le minimum syndical des résolutions des Sommets arabes à l’égard du peuple palestinien, ni politiquement ni financièrement », a-t-il indiqué.
Après l’annonce faite par Trump, le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, a indiqué son gouvernement est attaché au plan de l’annexion, bien qu’un communiqué commun a été publié par Washington, Tel-Aviv et Abu Dhabi dans lequel il est fait mention que Israël suspendra le plan d’annexion de territoires palestiniens.
L’annonce de l’accord de normalisation entre Israël et les Emirats vient couronner une longue série de mesures de coopération de coordination et de contacts et d’échange de visites entre les deux pays.
L’accord a été dénoncé largement par la Direction palestinienne et de factions de premier plan, tels que Hamas, Fatah et le Jihad Islamique.
L’Autorité palestinienne a considéré que cet acte est une « trahison émiratie » à l’endroit de Jérusalem, d’al-Aqsa et de la Cause palestinienne.
Ainsi, les Emirats deviennent le troisième pays arabe à conclure un accord de normalisation des relations avec Israël, après l’Egypte en 1979 et la Jordanie en 1994.