Hajer Cherni
12 Novembre 2020•Mise à jour: 16 Novembre 2020
AA / Bogota
Pour le troisième jour consécutif, les manifestations se poursuivent au Pérou, suite à la destitution du président, Martin Vizcarra, en début de semaine par le Parlement.
Lundi, 105 députés du Congrès ont voté pour la destitution de Vizcarra et 19 contre. Alors que quatre autres se sont abstenus, selon les médias locaux.
Le Congrès péruvien a entamé le processus de destitution de l'ex président le 3 novembre, pour ''incapacité morale'', sur fond d'accusation de corruption.
Des centaines de partisans à Vizcarra se sont rassemblés à la ''Plaza San Martin'' dans le quartier historique de la capitale Lima et dans d'autres villes du pays, pour protester contre sa destitution et la nomination de Manuel Merino, président du Parlement.
Mardi, Merino a prêté serment devant le Parlement en tant que nouveau président du pays, succédant au président déchu Vizcarra.
La police a eu recours au gaz lacrymogènes pour disperser les partisans de l'ancien président et les empêcher d'atteindre le parlement, arrêtant 27 protestataires. Portant des pancartes mettant en cause la légitimité du nouveau président, les manifestants, l'ont qualifié de ''violeur''.
Dans le même contexte, le syndicat national des journalistes du Pérou a condamné dans un communiqué, l'intervention musclée de la police contre les journalistes. ''De nombreux journalistes ont été exposés à des tirs de gaz lacrymogènes et trois autres photojournalistes ont été agressés par la police'', a fustigé le syndicat.
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni