Beril Çanakcı
06 Juillet 2025•Mise à jour: 07 Juillet 2025
AA/Istanbul/ Beril Canakci/Dilek Ozer
Des experts juridiques et universitaires se sont réunis ce week-end à Istanbul, pour une conférence internationale consacrée à la justice, la reconstruction et la relance dans les sociétés post-conflit.
L’événement de deux jours, organisé par l’Université du Bosphore (Boğaziçi Üniversitesi) sur son campus sud, s’est achevé dimanche après une série de tables rondes et d'interventions plénières.
La conférence de cette année, placée sous le thème « Justice et reconstruction dans les sociétés post-conflit », a réuni des chercheurs et des praticiens venus de Türkiye et de l’étranger.
Siba N’Zatioula Grovogui, professeur de théorie des relations internationales et de pensée politique africaine à l’université Cornell, a prononcé un discours d'ouverture intitulé « Approches non européennes de la reconstruction ».
« Le droit international est un héritage universel », a-t-il affirmé.
Critiquant ce qu’il a qualifié de « cadre juridique eurocentrique », il a ajouté : « L’Europe a apporté au monde l’idée que les alliés sont plus importants que le droit, car ils sont choisis », faisant référence au soutien occidental apporté au gouvernement israélien dans le contexte de la guerre à Gaza.
Au fil de la conférence, les participants ont débattu du rôle que peuvent jouer les mécanismes juridiques dans la reconstruction des sociétés sortant de conflits. Les séances ont abordé des thématiques telles que le droit pénal international, les politiques en matière de réfugiés, la réforme constitutionnelle, la relance économique et les dommages environnementaux.
Les panels du deuxième jour ont notamment porté sur les thèmes : « Repenser les sanctions », « Constitutions sous pression : pouvoir, droits et justice après les conflits », « Poétique du droit post-conflit », « Se reconstruire grâce à la société civile », « Perspectives juridiques sur la reconstruction écologique post-conflit » et « Ordres post-intervention et sécurité en développement ».
*Traduit de l'anglais par Sanaa Amir