AA / Le Caire / İbrahim Khazen
Des dirigeants et des responsables du monde arabe ont appelé, samedi, à un cessez-le-feu dans la Bande de Gaza et à l'entrée rapide de l'aide humanitaire.
C'est ce qui ressort de leurs discours prononcés en marge du "Sommet de la paix du Caire", sur l’évolution de la situation dans les territoires palestiniens et en Israël, selon des sources officielles arabes.
Le président mauritanien Mohamed Ould El-Ghazaouani a déclaré: "La poursuite de cette situation laisse présager un chaos total dans l'ensemble du Moyen-Orient".
Ould Cheikh el-Ghazouani a souligné "la nécessité de rétablir les services de base, tels que l'eau, l'électricité, les médicaments et le carburant, et d'établir un cessez-le-feu immédiat", selon l'agence de presse mauritanienne.
De son côté, le roi de Bahreïn, le roi Hamed ben Issa al Khalifa, a déclaré dans son discours que "l'évolution des événements dans la Bande de Gaza confirme une nécessité urgente de contenir cette crise dangereuse qui pourrait avoir des impacts humanitaires".
Il a ajouté que cette crise "nécessite un effort diplomatique soutenu entre toutes les parties régionales et internationales, pour arrêter l'escalade, mettre fin aux opérations militaires, libérer tous les prisonniers, otages et détenus, et faciliter l'arrivée de l'aide médicale, de la nourriture, de l'eau, du carburant et de l'électricité à la Bande de Gaza", a rapporté l'agence de presse bahreïnienne.
Le roi de Bahreïn, il a souligné son "rejet catégorique du déplacement du peuple frère de Gaza de sa terre et de la terre de ses ancêtres".
Quant au prince héritier du Koweït, Cheikh Meshaal al-Ahmad Al-Sabah, il a déclaré: "Ce qui se passe à Gaza est tragique".
Le prince Mishal a appelé à "ouvrir des couloirs sûrs pour l'acheminement de l'aide humanitaire".
"Nous rejetons tout appel au déplacement des Palestiniens et le considérons comme une violation du droit humanitaire", a rapporté l'agence de presse koweïtienne citant ses propos.
Alors le Premier ministre irakien Muhammad Shiaa Al-Sudani a déclaré, dans son discours, que son pays ne tarderait pas à fournir toute assistance possible à la Bande de Gaza.
Al-Sudani a, par ailleurs, appelé à "créer un fonds pour soutenir et reconstruire Gaza", selon un communiqué du gouvernement.
Il a insisté sur "la nécessité d'un cessez-le-feu immédiat, l'ouverture des postes frontaliers, l'entrée de l'aide humanitaire et du matériel de secours, et aussi d'assurer un échange sûr et total de prisonniers et de détenus".
Shihab bin Tariq al Said, vice-Premier ministre omanais chargé des Affaires de défense, a, en ce sens, déclaré que son pays "rejette l'escalade militaire israélienne dans la Bande de Gaza et tient la communauté internationale pour responsable de l'arrêt de cette guerre", selon l'agence de presse omanaise.
Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a déclaré "rejeter toutes les solutions et idées visant à déplacer ou à expulser les Palestiniens de leur terre", selon ce qui a été rapporté par l'agence de presse officielle marocaine.
Il a souligné "l'adhésion de son pays à l'option de la paix et l'importance de parvenir à la stabilité, à la prospérité et à la prospérité pour tous les peuples".
Le responsable marocain a, également, réaffirmé la volonté de son pays, "en coordination avec tous les partenaires, de s'engager dans une mobilisation internationale pour mettre fin à la situation tragique et dangereuse à Gaza".
Bourita a déclaré que son pays appelle à réduire l’escalade, à mettre un terme aux effusions de sang et aux attaques militaires.
Ahmed Aboul Gheit, secrétaire général de la Ligue arabe, a appelé à un cessez-le-feu immédiat dans la Bande de Gaza et à la fourniture d'eau, d'électricité et de carburant à tous les habitants de la bande.
Le "Sommet de la paix du Caire" a démarré, ce samedi, avec une participation internationale et arabe pour discuter de la situation en Palestine.
Pour la quinzième journée consécutive, l’armée israélienne continue de bombarder la Bande de Gaza avec d’intenses frappes aériennes qui ont rasé des quartiers entiers, tuant et blessant des milliers de civils palestiniens.
À l'aube du 7 octobre, l'opération militaire "Déluge d'Al-Aqsa" a été lancée contre Israël par le Hamas en collaboration avec d'autres factions palestiniennes à Gaza, en réponse "aux attaques continues des forces israéliennes et des colons contre le peuple palestinien, ses biens et ses lieux de culte, et plus particulièrement contre la mosquée Al-Aqsa dans Jérusalem-Est occupée".
*Traduit de l'arabe par Hajer Cherni