Tarek Mohammed
07 Septembre 2018•Mise à jour: 07 Septembre 2018
AA / New York / Mohamed Tareq
L’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, a déclaré vendredi que la bataille d’Idleb, si elle devait avoir lieu, serait "sanglante" et atteindrait "de nouveaux niveaux de terreur".
L'émissaire onusien s'est ainsi adressé, par téléconférence depuis Genève, aux participants à la réunion du Conseil de sécurité à New York, tenue pour discuter de la situation dans la province d'Idleb dans le nord-ouest de la Syrie.
De Mistura a focalisé son intervention sur la souffrance de la population d'Idleb, "qui n'a nulle part où aller" et que la menace d'une "catastrophe humanitaire" majeure hante.
Ce serait, a-t-il averti, "la catastrophe humanitaire la plus importante depuis le début de la guerre".
De Mistura a mis en garde contre "toute utilisation d'armes chimiques à Idleb". Une telle attaque est, selon lui et selon le Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "inacceptable et ne doit pas se reproduire en Syrie".
"Nous sommes très préoccupés par le nombre de civils à Idleb estimé à 2,9 millions, dont 1 million d'enfants et environ 1,4 million de personnes déplacées auparavant, au moins une fois", a-t-il ajouté, tout en soulignant que ceux-ci "ne sont pas des terroristes, et qu'ils ne font pas partie des calculs des parties au conflit".
L'émissaire onusien a, d'ailleurs noté, qu'il faudrait séparer les terroristes des civils. Il a dit avoir des propositions et des idées spécifiques à cet égard, des idées qu'il préférerait discuter avec le Conseil de sécurité "à huis clos".
Dans un commentaire ultérieur, la déléguée américaine au Conseil de sécurité, Nikky Haley, a demandé à de Mistura de divulguer son approche.